John Crowley

  • Dans un futur proche ravagé par la pollution, un vieil homme nous raconte qu'une Corneille nommée Dar Duchesne - la première de tous les temps à avoir porté un nom - lui a raconté ses nombreuses vies et morts au pays de Kra...
    - Kra est une épopée de l'anthropocène.

    La Corneille, oiseau de mauvais augure, égoïste et chapardeur, mangeur de cadavres ? Nous décrions une espèce avec laquelle nous coexistons et qui a géré nos déchets et nos morts depuis le début de l'humanité.
    Or, dans ce roman, on en apprend beaucoup sur la Corneille, qui a tant appris de nous. Qui vit en communauté. Qui n'est pas un oiseau migrateur, mais se déplace, se repose, se déplace à nouveau et revient au nid. Et on en apprend beaucoup sur nous, puisque la Corneille est notre commensal.
    - Kra est un livre miroir.
    Dar Duchesne s'interroge, nous interroge, sur la mort et le rapport à nos morts ; ce faisant, il bâtit une histoire où s'occuper des morts, et vouloir les faire revivre par la mémoire, équivaut à faire l'expérience du temps et à entrer dans l'Histoire, et en littérature.
    - Kra est un mythe.
    La mélancolie inhérente à l'histoire de Dar Duchesne se réalise avec une autodérision du personnage, qui apporte des touches de légèreté en contrepoint du lyrisme de son auteur. D'un sujet sombre, il parvient à nous émerveiller. Et c'est du règne de la nature que sort une fresque poétique magistrale.
    - Kra est un pont, qui nous donne l'espoir que le monde qui a déjà tant évolué le peut encore. Sa geste nous soulage de l'inévitabilité de la mort. Son conte nous enjoint au changement.
    Un roman de la trempe de Jonathan Strange & Mr.
    Norrell de Suzanna Clarke.

  • "Un certain jour de juin, le jeune Smoky Barnable quitte la grande Cité par le nord afin d'aller épouser sa bien-aimée Daily Alice et vivre avec elle dans la demeure d'Edgewood, jadis construite par John Drinkwater, architecte excentrique passionné de sciences occultes, afin d'y loger sa famille." "Edgewood : une maison qui n'en est pas une, mais dix, cent. Une folie architecturale sur laquelle le temps n'a plus de prise. Un refuge au milieu des bois pour les derniers vestiges d'un royaume imaginaire bientôt disparu.
    Edgewood : un endroit hors du monde où se nouent les fils de la vie, où l'amour, la mort et le souvenir tissent des liens invisibles autour des femmes et des hommes. Un lieu enchanteur où s'écrira le testament d'une époque, sous la forme d'un Conte, lorsque, pour la dernière fois, se réunira le Parlement des Fées."

  • "Projeté au milieu de l'étrange famille fondée par John Drinkwater et sa femme Violet, mystérieuse et fragile adepte du spiritisme, l'innocent Smoky Barnable y découvre l'amour et la magie secrète qui anime notre monde.
    À Edgewood, l'incroyable maison aux multiples visages, Smoky se retrouve pris dans la tourmente : autour de la famille Drinkwater, la dernière bataille entre le monde des légendes et celui de la réalité tangible va se dérouler." "Bientôt, les défenseurs du rêve, comme Lilas, l'enfant chérie des fées, Auberon et Sylvie, les amants prédestinés, Ariel Hawksquill, illustre praticienne des arts magiques, et tous ceux qui les entourent, devront faire face à l'assaut du progrès et de la froide modernité qui menace de balayer leurs rêves.
    Et, à Edgewood, à l'issue du jugement, le Parlement des Fées décidera du sort des mondes, petits et grands..."

  • L'été-machine

    John Crowley

    Il y a plusieurs centaines d'années, la tempête a balayé toute trace de la civilisation technologique. Organisés en communautés tribales, les rescapés écoutent les conteurs évoquer « les anges », ces hommes qui vivaient avant la tempête et se déplaçaient dans d'étranges machines. Ils s'appellent Roseau Qui Parle, Rien qu'une Fois, Rouge Peinte ou Sept Mains. Ils cherchent, dans les débris de leur mémoire, les traces et les légendes du monde d'avant.

    Fable initiatique aux accents post-apocalyptiques, conte lyrique renversant de beauté, L'été-machine ne se raconte pas : il se vit - jusqu'à la révélation finale.

  • L'abîme

    John Crowley

    Le monde: un disque immense, posé sur un pilier de diamant émergeant de l'Abîme. Depuis toujours, deux factions, les Rouges et les Noirs, se déchirent en de terribles querelles de pouvoir. Un tourbillon de trahisons et de meurtres rythme cette guerre. La venue du Visiteur, un mystérieux androïde tombé du ciel, changera-t-elle le cours de cette histoire sanglante ?

  • Le Conte parle d'un royaume situé à l'intérieur du monde où nous vivons, mais plus vaste ; un royaume peuplé de petits êtres  ailés, et immortels.
    Peut-être ces humains égarés dans le royaume de Faërie sont-ils l'avant-garde des envahisseurs, qui raseront les forêts, repousseront les limites de la raison et ruineront l'empire de la magie ? Peut-être aussi sont-ils pris dans le Conte qui raconte leur histoire et gouverne leurs destins ?
    La dernière bataille entre la légende et la réalité va se livrer. Bientôt les défenseurs du rêve devront faire face à l'assaut du progrès ; et à Edgewood, le Parlement des Fées décidera du sort des mondes...

  • Demeure d'Edgewood, jadis construite par John Drinkwater, architecte excentrique passionné de sciences occultes, afin d'y loger sa famille. Edgewood : une maison qui n'en est pas une, mais dix, cent. Une folie architecturale sur laquelle le temps n'a plus de prise. Un refuge au milieu des bois pour les derniers vestiges d'un royaume imaginaire bientôt disparu. Edgewood : un endroit hors du monde où se nouent les fils de la vie, où l'amour, la mort et le souvenir tissent des liens invisibles autour des femmes et des hommes. Un lieu enchanteur où s'écrira le testament d'une époque, sous la forme d'un Conte, lorsque, pour la dernière fois, se réunira le Parlement des Fées.

  • La Tempête, il y a de centaines d'années, a balayé du globe toute trace de civilieation technologique.
    Le descendante de ceux qui ont échappé au désastre vivent dans une sorte de communauté tribale. Ils s'appellent Rien qu'Une Fois, Sept Mains, Rouge Peinte. Ils ne pratiquent ni l'agriculture ni l'élevage mais simplement la cueillette et la poursuite des énigmes. Ils écoutent les conteurs parler des anges, ces hommes qui vivaient avant la Tempête et se déplaçaient dans d'étranges machines. Un jour, Roseau Qui Parle décide de partir, afin de comprendre le monde.

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