Jocelyn Lachance

  • Cet ouvrage explore la question de la surveillance parentale via les technologies numériques, et en dévoile les effets insoupçonnés.
    L'auteur y livre ses réflexions pour aider les parents à mieux gérer l'usage des TICs au sein de la famille.

    Les technologies numériques jouent un rôle complexe dans les relations que nous entretenons avec nos enfants : elles leur permettent de s'échapper alors qu'ils sont nos yeux et, paradoxalement, les rapprochent lorsqu'ils sont loin de nous. Soucieux de protéger leurs enfants dans un monde perçu comme dangereux, les parents disposent de ces nouveaux outils pour communiquer avec eux, s'enquérir de ce qu'ils font et les surveiller :
    Une situation qu'ils n'ont pas connue enfants ni adolescents. Comment trouver le juste équilibre dans ce contexte inédit ? Où fixer la frontière entre la surveillance légitime, bienveillante, et le contrôle qui bride la liberté de l'enfant et freine son autonomie ?

    Si les écrans se sont multipliés dans les foyers depuis plusieurs années, la possibilité de se connecter les uns aux autres en permanence a également bouleversé les individus jusque dans l'intimité de leurs familles. D'une part, la possibilité de joindre les enfants en temps réel, alors qu'ils prennent le chemin de l'école ou vont rejoindre leurs amis, a transformé l'expérience de séparation. D'autre part, l'intrusion de personnes extérieures à la famille, via les réseaux sociaux, bouscule de plus en plus souvent les temps familiaux... Dans ce contexte où règnent les technologies de la communication et s'impose la norme d'être connecté, branché, comment trouver le juste milieu pour accompagner les plus jeunes dans l'aventure numérique ? Car la tentation de la surveillance est grande dans un monde que les parents perçoivent comme dangereux... Cet ouvrage n'a pas pour objectif de légitimer ni de délégitimer les nouvelles formes de surveillance des enfants et des adolescents dans un monde connecté. Il cherche plutôt à dévoiler les effets insoupçonnés de cet usage spécifique des TICs au sein des familles, en faisant le pari que ses réflexions pourront aider les parents à effectuer, d'eux-mêmes et au gré des situations, de meilleurs choix en matière de pratiques numériques familiales. En s'appuyant sur la parole d'enfants, d'adolescents et de jeunes adultes, il montre comment la surveillance impliquant ces technologies est perçue par les jeunes et comment, plus généralement, ils vivent cette situation qui, parfois, perturbe la relation avec leurs parents.

  • Dans un monde où règne la consommation, les marques sont devenues des symboles : portées par les vedettes du sport et du cinéma, exposées au regard de millions de téléspectateurs, parfois gages de qualité ou indices de prestige, elles ne sont plus seulement des véhicules destinés à la promotion d'objets auréolés par la griffe ou le logo. Elles sont aimées, rejetées, discutées, débattues. Sujettes à des passions, elles incarnent pour certains des valeurs et représentent pour d'autres l'appartenance, le bon goût, voire la réussite. De Nike à Apple, de Marvel à McDonald's, cet ouvrage analyse les appropriations et les détournements des marques par les adolescents qui, lentement, entrent dans le monde de l'hyperconsommation que leur présentent les adultes...

  • Le sentiment de manquer de temps fait désormais partie du quotidien de la plupart d'entre nous, mais qu'en est-il des plus jeunes? Depuis plusieurs années, les auteurs remarquent la montée du stress chez les adolescents, la tendance chez certains à maximiser leur temps, à vivre dans l'urgence, tout en redoutant l'avenir et en s'intéressant peu au passé...
    Les technologies de la communication, situées désormais au coeur de la sociabilité juvénile, affecteraient aussi leur rapport au temps en précipitant leur désir d'immédiateté, voire leurs fantasmes d'ubiquité. À partir d'une enquête menée auprès de jeunes de 15 à 19 ans, cet ouvrage révèle le rapport au temps d'une nouvelle génération sommée de répondre à l'injonction d'autonomie dans un monde teinté d'incertitude.
    Destinés aux chercheurs sur la jeunesse et aux professionnels de l'adolescence, il interroge notre représentation d'une génération souvent stigmatisée par les discours médiatiques.

  • Que vous soyez amateurs de cinéma d'auteurs, de séries B ou Z, de grandes romances ou d'épopées, ce film vous renvoie à votre jeunesse, aux salles sombres que vous fréquentiez entre pairs, à ces icônes du grand écran dont vous rêviez en vous endormant... De La fureur de vivre à Titanic, les films cultes se sont succédé au cours des générations, comme autant d'emblèmes des époques qui se suivent, qui passent, mais dont on garde toujours un souvenir teinté de nostalgie. Car le film culte renvoie d'abord à une expérience, celle de l'éblouissement, et de la conviction intime de participer à un événement significatif. Depuis l'émergence de la culture juvénile dans les années 50, le cinéma est resté l'une des pratiques culturelles les plus importantes chez les jeunes générations. Encore aujourd'hui, plus que leurs aînés, les jeunes visionnent des films et consomment du cinéma, souvent cinéphages, parfois cinéphiles. Parmi le déferlement des productions cinématographiques " made in Hollywood ", certains films tirent toutefois leur épingle du jeu, se démarquent des autres parce qu'ils sont encensés par de nombreux amateurs, parce qu'ils sortent de l'écran pour envahir les rayons des grandes surfaces sous la forme de figurines et de jeux vidéo, parce qu'ils sont débattus sur les forums et louangés par les bloggeurs... Mais dans ce paysage où se côtoient aujourd'hui les Scarface, Star Wars, Matrix et Fight Club, comment pouvons-nous comprendre le triomphe de certains longs métrages auprès des jeunes ? Anthropologues, psychologues, sociologues, psychanalystes et analystes du cinéma discutent ici de la complexité de cette passion des jeunes pour le cinéma, qui devient alors le miroir révélateur de ce qui se trame à cette période de la vie, à cette époque qui fut la nôtre et qui désormais leur appartient...

  • Dans un contexte de multiplication des attentats terroristes, il importe d'interroger la contamination de l'imaginaire de nos enfants et de nos adolescents par les images de terreur, afin de repenser, au-delà de l'intervention, la prévention des dommages que celles-ci peuvent causer.
    À l'échelle individuelle, nous sommes nombreux à nous sentir démunis face à la puissance d'une organisation terroriste dont les adeptes sont prêts à mourir pour répandre le sang et la terreur. Que les champs de bataille nous paraissent lointains ou que l'épicentre du drame se déclare dans notre ville, les coups de feu retentissent dans nos foyers à chaque fois que l'horreur se répand à travers ces images qui se déversent sur nos écrans. Dans le registre de l'imaginaire, nous voilà tous victimes du terrorisme. Dans ce monde parsemé de vidéos choquantes diffusées par les terroristes ou par leurs victimes, que pouvons-nous faire pour résister ? Comment protéger nos enfants ? Cet essai propose une réflexion sur la guerre que nous perdons à chaque fois que nous abandonnons notre imaginaire à l'ennemi.

  • La pratique du selfie s'est développée et révèle les relations que les individus entretiennent avec leur identité, leur image, leur représentation.

    Les questions que cette pratique soulèvent sont d'autant plus préoccupantes qu'elles surviennent à une période de fixation de l'identité comme l'adolescence.

    Une étude sociologique, psychologique et artistique - ainsi que des recommandations essentielles de spécialistes pour surveiller cette activité.

    En quelques années, la pratique du selfie s'est multipliée, banalisée, popularisée ; les concerts, les expositions et même des événements solennels ou médiatiques - comme l'enterrement de Nelson Mandela ou la cérémonie annuelle des Oscars - sont devenus l'occasion d'une production massive d'images de soi. Aucun espace et aucun temps n'échappe désormais à cette pratique photographique. Or, même si elle touche plusieurs classes d'âge, la mode du selfie est souvent présentée comme une spécificité juvénile. Dans ce contexte, comment comprendre que des selfies soient produits par des adultes chaque jour et que cette pratique photographique reste dans l'imaginaire une affaire « d'ado » ? En analysant la relation fondamentale entre identité, image et représentation de soi d'un point de vue esthétique, psychologique et socioanthropologique, cet ouvrage montre comment une pratique apparemment juvénile peut devenir révélatrice, dans le contexte contemporain, d'un travail nécessaire sur soi et pour soi...

  • La socialisation numérique constitue depuis plusieurs années une dimension incontournable de l'adolescence, d'où l'importance de la recherche sur les pratiques numériques des ados et les questionnements légitimes émanant autant des professionnels que des parents. Comment prendre en considération les connaissances actuellement disponibles sur l'adolescence numérique et connectée pour alimenter une réflexion sur l'accompagnement des plus jeunes ? Grâce à la contribution de sociologues, d'anthropologues et de psychologues, cet ouvrage propose des pistes de réflexion et d'action, du point de vue aussi bien de la méthodologie que de la pratique professionnelle.

  • Vous vous lancez dans une recherche sur l'adolescence ? Vous préparez un mémoire sur la jeunesse ? Que vous vous intéressiez à leurs conduites à risques, à leurs pratiques numériques, à leurs amours ou à leurs handicaps, à leur alimentation ou à leurs délits, cet ouvrage vous accompagnera tout au long de votre réflexion. Destiné aux étudiants des domaines du travail social, de l'enseignement, de la santé, mais aussi aux chercheurs débutants en sciences sociales, il présente à la fois une réflexion incontournable sur les pièges à éviter lors d'un travail sur l'adolescence et la jeunesse, tout en proposant une méthodologie claire et adaptée à cet objet d'étude spécifique.
    Initiation à la recherche sur une période singulière de la vie et à une approche socio-anthropologique évitant l'écueil de la pathologisation à outrance, Etudier les ados est un guide essentiel pour les étudiants, relevant le défi de mieux comprendre l'adolescence qui se transforme sous leurs yeux.

  • Dans un monde où règnent des représentations parfois négatives de l'adolescence, la socio-anthropologie propose une lecture de cet âge de la vie à partir d'un exercice de compréhension reposant sur l'analyse de leurs discours.
    Que disent les adolescents de leurs propres comportements ? Quels sens leur donnent-ils ? À la fois représentants des sociétés contemporaines dans lesquelles ils grandissent et de l'histoire humaine qui se perpétue, ces adolescents réactualisent dans le contexte d'aujourd'hui des enjeux traditionnels liés au devenir adulte. Ainsi se révèlent-ils à la fois différents des adolescents d'hier tout en leur ressemblant... À partir des travaux de chercheurs en socioanthropologie, cet ouvrage souligne la portée heuristique d'une approche spécifique de l'adolescence, qui redonne aux acteurs - les jeunes eux-mêmes - leur place, et qui invite le lecteur à se méfier des discours stigmatisants, voire pathologisants à leur égard.

  • Étude sur la place de la photographie numérique dans les processus de sociabilisation des adolescents. Témoin digital de leurs interactions, les usages de cet outil sont révélateurs d'une jeunesse hypermoderne mais toujours confrontée aux problématiques traditionnelles de l'autonomisation et de la nécessité de rencontrer l'autre.

  • Pour comprendre les conduites des jeunes, il faut d'abord savoir comment ils décodent et négocient les contraintes des adultes, comment ils construisent leurs propres codes et leurs propres rituels afin d'affirmer qui ils sont. Même derrière des formes apparentes d'opposition, c'est bien l'envie d'exister et d'être reconnu qui motive leurs comportements. Pour cet ouvrage, nous avons rassemblé des collaborateurs qui proposent plusieurs points de vue sur les conduites juvéniles, mais aussi sur leurs manières particulières d'appréhender la société dans laquelle ils vivent.
    Malgré la diversité de leurs comportements, tous nos collaborateurs observent chez les jeunes le désir de créer des liens et l'inconditionnelle nécessité de prendre leur place dans le monde.

  • Traditionnellement, la jeunesse est associée à l'aventure, au voyage, aux quêtes passionnées...
    A notre époque, le thème de l'errance et de la solitude chez les jeunes n'a pas toujours une connotation aussi romantique, car il évoque souvent des images d'abandon, d'isolement, de perdition... pourtant, l'errance, comme la solitude, ne saurait se réduire au " mal de vivre " des jeunes générations. c'est pour tenter d'appréhender plus profondément cette problématique qu'une journée de conférences a réuni des spécialistes venus de divers horizons des sciences humaines et de la pratique de terrain : anthropologues, psychologues, psychanalystes, sociologues, travailleurs sociaux, etc.
    Cette pluridisciplinarité était nécessaire pour appréhender cette réalité souvent invisible, impalpable, et surtout infiniment complexe. cet ouvrage, qui rend compte, dans un langage à la fois rigoureux et accessible, de ces travaux, n'est pas centré sur les seuls cas médiatisés - et stéréotypés des groupes de jeunes sans domicile ou des adolescents reclus dans leur isolement. ainsi sont évoquées des thématiques aussi diverses que les voyages de rupture, les fugues, l'exil, les rites de deuils, les enjeux de la modernité, les sentiments de vacuité et de désoeuvrement.

empty