Jean-François Marcel

  • Formés à et par la recherche, experts et spécialistes dans un domaine, les enseignants-chercheurs sont, comme tout nouveau professionnel, novices à leurs débuts. Maîtriser les savoirs à enseigner n'implique pas que l'on maîtrise les savoirs pour enseigner. La dimension pédagogique de l'acte d'enseigner ne relève pas uniquement d'une expérience acquise ou d'un talent inné: elle doit faire l'objet d'une formation, d'un apprentissage. Ainsi, la DGER (direction générale de l'enseignement et de la recherche) du ministère en charge de l'agriculture a fait le choix d'accompagner les enseignants-chercheurs à leurs débuts, en leur proposant une formation au plus près de leur travail quotidien, basée sur une démarche réflexive d'analyse de pratiques d'enseignement. Elle doit favoriser le développement d'une pratique réflexive et ainsi faciliter l'adaptation des enseignants-chercheurs à un contexte professionnel en évolution constante, tant du point de vue des publics, des dispositifs de formation que des modalités pédagogiques. L'analyse de pratiques professionnelles comme manière de penser son métier permet à l'enseignant-chercheur d'appréhender autrement les situations d'enseignement, d'éviter l'écueil des opinions préconçues et des pratiques reproduites sans appropriation.ØCet ouvrage nous invite à penser le développement professionnel des enseignants-chercheurs, qui ont pris le risque d'exposer, de confronter et d'analyser leurs pratiques. Il témoigne de l'intérêt d'une formation entre pairs, au plus près des pratiques et des préoccupations des enseignants-chercheurs qui souhaitent apprendre et exercer leur métier, non pas seulement à partir de la maîtrise de savoirs disciplinaires, mais également par l'acquisition de compétences professionnelles propres à favoriser l'apprentissage et la réussite des étudiants.

  • Au coeur de la notion d'établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA) se situe la volonté d'adaptation permanente aux contextes de chaque établissement. Ainsi, le processus de changement est-il inscrit dans la nature même des « lycées agricoles », et l'ensemble des textes présentés dans cet ouvrage en sont un parfait témoignage doté de surcroît d'une robuste légitimité scientifique. Ce livre aborde d'abord le changement tel qu'il est perçu par les apprenants, les enseignants, les équipes ou les coordonnateurs, comme autant d'expériences du changement. Il étudie ensuite le changement tel qu'il est planifié, que ce soit par des réformes ministérielles, par des projets de l'établissement ou par des dispositifs de formation ou d'orientation originaux et innovants. Enfin, il examine les processus du changement dans les établissements d'enseignement agricole. Il s'appuie principalement sur des travaux de recherche, en lien avec des thèses en cours ou spécifiques au projet de l'ouvrage, et a été élaboré, selon une démarche originale d'écriture scientifique, au sein d'un séminaire regroupant des doctorants et des chercheurs de l'unité toulousaine de recherche en éducation.

  • Comment la recherche en éducation peut-elle prendre en charge la demande sociale ?ØØCet ouvrage s?empare de cette question pour la traiter tout d?abord de manière très concrète, à partir de comptes-rendus d?expériences conduites dans l?enseignement primaire, l?enseignement spécialisé, l?enseignement agricole, la formation en entreprise, l?éducation populaire ou les collectivités territoriales. ØIl s?appuie ensuite sur ces expériences pour, de manière plus générale, poser les jalons structurants d?une démarche de recherche-intervention par les sciences de l?éducation. ØL?objectif de cet ouvrage est de repenser la relation entre la recherche en éducation et les demandes dont elle fait l?objet. L?hypothèse est qu?une démarche, à la fois soucieuse des préoccupations des demandeurs et des exigences académiques, gagnerait à être stabilisée et à réunir toutes les démarches qui souhaitent s?inscrire dans cette logique. La recherche-intervention, telle qu?elle est présentée et théorisée ici, pourrait en constituer un cadre général fort prometteur.ØAinsi, à la fois très pratique par les expériences dont il rend compte et très ambitieux par les théorisations qu?il amorce, ce livre retiendra l?attention d?un large public, d?enseignants, de formateurs, d?animateurs ou d?éducateurs, mais aussi de responsables d?établissements ou de structures à tous les niveaux de la hiérarchie. Investissant un enjeu majeur pour les sciences de l?éducation, il retiendra également l?attention des étudiants et des chercheurs.Ø

  • Cet ouvrage pose un regard sur le travail collectif adressé à autrui en formation, à l'école, à l'hôpital ou sur un terrain de football. Il le caractérise au travers de ses dynamiques et de la pluralité de ses configurations, de sa géographie dans et hors de la classe ou de l'établissement.La présence des partenaires engendre des interactions à différents niveaux qui posent de manière visible et facilement observable la question de l'interdépendance dans le travail. Cet adressage à d'autres métiers ou à d'autres acteurs est parfois indirect (les parents à l'école ou le patient dans le soin, les collègues, la hiérarchie, les autres membres de l'arbitrage, etc.), mais interagit néanmoins avec les modalités d'exercice du métier.Saisir ces interdépendances nécessite une observation des pratiques collaboratives située dans un temps long, ancrée au plus près des professionnels dans une double visée, heuristique et transformative. Le découpage du champ d'observation n'est alors plus seulement aligné sur les périmètres institutionnels, mais sur les interactions entre les métiers et leurs adressages. Ces interactions constituent la vraie originalité de l'ouvrage et en fait son intérêt tant pour les chercheurs que pour les professionnels concernés.

  • La notion de curriculum, d'inspiration anglophone nord-américaine, plus précisément étatsunienne, a aujourd'hui envahi le monde occidental. Dans le même temps, lui est associée tout particulièrement celle de compétence. Ce lien étroit est fondé historiquement, ainsi que nous allons le rappeler dans un premier temps. En effet, poser la question des modalités d'évaluation des processus d'apprentissages et de leur produit (les apprentissages réalisés) requiert de nous arrêter à au moins trois aspects interreliés : premièrement, la spécificité de la conception étatsunienne du curriculum où ce terme a pris sa signification - il serait plus juste de dire «ses significations» - par rapport à la conception française traditionnelle d'un cursus ; deuxièmement, les caractéristiques distinctives d'un curriculum dans ses liens à la notion de compétence qui conduisent à poser différemment la question de l'évaluation, de ses objets et des processus évaluatifs ; troisièmement, les conséquences de la conception curriculaire au regard des objets à évaluer et des processus évaluatifs. Nous entendons ici en rester à l'évaluation des processus et des produits de la relation enseignement-apprentissage et non, par exemple, aux implications des structurations curriculaires sur l'évaluation des établissements. Notre objectif est de souligner seulement quelques changements qui en découlent sur le plan des objets et des processus évaluatifs. De plus, l'évaluation dans un contexte curriculaire requerrait de poser la question de l'évaluation dans un lien étroit et inséparable entre les pratiques d'enseignement et la mise en place de processus d'appréciation des apprentissages (l'évaluation fait dès lors intrinsèquement partie des processus de planification des situations d'enseignement-apprentissage). Nous ne traiterons pas de ce type d'évaluation. Enfin, nous ne portons pas non plus un regard critique sur le bien-fondé du recours aux compétences dans l'enseignement, car il s'agit là d'une autre problématique, qui nécessiterait le recours à d'autres perspectives, politiques, économiques, sociales et culturelles. Nous nous situons ici uniquement sur le plan des processus d'enseignement-apprentissage.

  • L´enseignant ne travaille plus de manière isolée dans sa classe. Cet ouvrage explore les nouveaux espaces de ce travail, principalement des espaces sociaux (travail partagé avec des collègues et des partenaires au sein de l´établissement scolaire).

  • Riche de plus de 370 cartes et infographies originales en couleurs, ce Grand Atlas retrace toute l'histoire des colonisations du XVe au XXIe siècle. Cet ouvrage, nourri des apports les plus récents de l'historiographie, permet de prendre la pleine mesure de l'histoire des colonisations, de la « découverte » de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492 à l'héritage colonial d'aujourd'hui. Le déploiement sans précédent de cette conquête « civilisatrice », rapidement destructrice, fondant de vastes empires coloniaux sur la traite négrière et l'esclavage, a soulevé de grands débats menés par Las Casas et les Lumières. Les Empires s'étendent aux Amériques, à l'Afrique et à l'Asie pour connaître leur apogée au XIXe et au début du XXe siècle avant de s'écrouler aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Le phénomène des décolonisations, trop souvent réduit à la lutte pour l'indépendance politique, requiert une émancipation économique, des luttes sociales et de grands leaders. Véritable ouvrage de référence, le Grand Atlas des empires coloniaux constitue un outil indispensable pour les étudiants comme pour les amateurs et curieux. - Plus de 370 cartes et infographies originales en couleurs. - Un projet d'histoire globale et connectée qui porte une attention particulière aux colonisés. - Un panorama inédit qui nourrit un vif débat, en France et dans le monde, sur l'héritage colonial. Les premières colonisations : . La naissance des empires européens, XVe-XVIe siècle; . La redistribution des empires au XVIIe siècle; . L'apogée de la colonisation mercantiliste au XVIIIe siècle; . Rupture des équilibres coloniaux à la fin du XVIIIe siècle. Les empires coloniaux : . Continuités et mutations des empires au XIXe siècle; . Des impérialismes triomphants, XIXe siècle-Première Guerre mondiale; . Interactions et tensions aux colonies, l'entre-deux-guerres; . Circulations et réseaux impériaux. Les décolonisations : . 1937-1954, la fin des empires coloniaux; . Émergence du tiers-monde, guerre froide et arabisme; . Décolonisation en Afrique et développement; . Questions néocoloniales et postcoloniales. « Ce Grand Atlas des empires coloniaux permet à son lecteur de parcourir et de comprendre un ensemble de faits historiques, parfois lointains, mais qui donnent des clés essentielles de compréhension du monde contemporain. L'expansion de l'Europe sur tous les autres continents a marqué pour longtemps l'histoire du monde : les cartes et les graphiques proposés ici en sont une illustration tangible. » Marcel Dorigny

  • Le monde éducatif, déstabilisé dans ses anciennes certitudes, tente d´apporter des réponses aux défis actuels en termes de réorganisation des institutions éducatives, de renouvellement de l´offre de service qui tend à rendre poreuses les frontières entre l´enseignement et l´éducation, de redéfinition des périmètres professionnels des acteurs éducatifs, de construction de nouvelles collaborations, avec souvent, en arrière plan, l´usage à des fins éducatives ou organisationnelles, d´outils numériques. Cet ouvrage apporte des éléments de réponses de chercheurs en éducation belges, suisses, québécois et français qui collaborent ensemble depuis plusieurs années à deux questions centrales : Quelles réponses sont apportées en termes de division / coordination du travail éducatif par les organisations de ce champ pour maintenir l´ambition d´objectifs éducatifs de haut niveau dans ce contexte de mutations accélérées ?

  • Les travaux de recherche ne sont pas assez souvent pris en compte dans les directives pour l'enseignement et la formation professionnelle. Voici certains travaux sur l'apprentissage de savoirs en cours de validation, la référentialisation comme processus et enjeu de professionnalisation, les interactions entre la formation et le travail, l'étude et à la prise en charge des politiques éducatives par les établissements scolaires.

  • Depuis quatre siècles, l'Amazonie revient régulièrement sur le devant de la scène internationale en raison de sa richesse et de son rôle dans le changement global. Ce livre, rédigé par des spécialistes reconnus, offre à un large public un aperçu de la mosaïque des évolutions qu'a connues cette région au cours du dernier demi-siècle, sachant que cette époque a été marquée par une forte dynamique démographique, économique et par des interventions volontaristes des pouvoirs publics. Plus qu'une synthèse sur la colonisation, ce livre se veut un témoignage de la seconde mondialisation de l´Amazonie et de son intégration progressive aux économies et sociétés nationales des pays constituant le bassin amazonien, et ce à l´aube du XXIe siècle, avec de nombreux autres grands défis humanitaires portant sur l´alimentation mondiale et son énergie. Loin du débat académique sur la dynamique des transformations du monde amazonien, cet ouvrage contribue à expliquer la perception de l´Amazonie, perception altérée par la distance entre imaginaire et réalité.

  • Habituellement, la figure du militant est quasiment opposée à celle du chercheur. Elle se caractérise par la fougue, l'engagement, le passionnel, tandis que celle du chercheur renvoie à la rationalité, la prise de distance et la rigueur. Cet ouvrage se donne pour objectif de les réconcilier. Pour ce faire, il pose les jalons d'une tierce voie, rejetant à la fois la thèse d'un nécessaire cloisonnement entre recherche et militantisme et la thèse inverse d'une absence de distinction entre les deux. Cette tierce voie défend non seulement la possibilité d'un rapprochement mais également l'enrichisse- ment réciproque qui en résulte.
    Bien sûr, des conditions sont à respecter et la préservation de l'autonomie relative de la recherche comme du militantisme apparaît nécessaire pour envisager une articulation. En revanche, cette articulation couvre à la fois les niveaux individuels (la posture du chercheur militant) et collectifs (la collaboration entre équipe de militants et équipe de recherche).
    L'ouvrage explore donc cette tierce voie au travers de recherches conduites dans (et avec) des contextes militants très diversifiés.

  • Cet ouvrage, dont les contenus sont scrupuleusement adossés au référentiel professionnel d'enseignant du ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, est une contribution majeure à ces questionnements et à l'accompagnement de la mise en oeuvre de cette réforme. Rédigé à l'attention des conseillers pédagogiques de l'enseignement agricole, il trouve toute sa place dans la pédagogie de l'éducation nationale.ØAprès une première partie de présentation, ce vade mecum propose une quarantaine de fiches-outils conçues selon la philosophie de l'accompagnement et de la pédagogie du contrat. Elles sont un des éléments du carnet de bord, cet outil qui va suivre le stagiaire tout au long de son année de prise de fonction et assurera la liaison avec les formateurs.

  • De Barodet à Pradel en passant par Gailleton, Herriot et Godart, pendant cent ans des maires radicaux ont administré Lyon. Cette continuité politique est remarquable, exceptionnelle. Quatre spécialistes, parmi les plus éminents, en parlent: Jean Butin, Louis Muron, François Bilange et Laurent Sauzay.

  • L'ouvrage Recherche(s) et changement(s)?: dialogues et relations s'adresse à des chercheurs et des étudiants en sciences humaines et sociales, soucieux d'approfondir leur connaissance des nombreuses recherches qui se développent aujourd'hui et que réunit une perspective commune d'accompagnement du changement. Si ces différentes formes de recherche (recherche-action, recherche-intervention, recherche collaborative, recherche à visée praxéologique, etc.) se distinguent par leur caractère plus ou moins contractualisé, par les modes de collaboration qu'elles induisent, par la façon dont elles participent ou non de l'aide à la décision politique, elles ont ceci de commun qu'elles induisent de nouveaux types de relations entre des acteurs relevant de mondes distincts. C'est sous cet angle des relations et des dialogues que les auteurs belges, français, italiens ou suisses présentent et interrogent ici leurs travaux. Ce faisant, ils montrent qu'à travers la question des relations, c'est aussi celle des rapports entre science et action, science et militance, neutralité et engagement qui se trouve plus largement posée.

  • À la fois principe politique et philosophique, l'émancipation occupe une place singulière dans le champ de l'éducation, certains auteurs allant jusqu'à reconnaître en elle la finalité même du processus éducatif. Par ailleurs, l'émancipation est aussi un objet de recherche : des travaux en histoire, sociologie, sciences politiques, etc. étudient les mouvements sociaux, les mobilisations, les luttes, les formes de résistance, les projets alternatifs. Ils ouvrent des questions épistémo- logiques fortes, relatives aux méthodologies mobilisées et plus précisément à la posture du chercheur, dans la distance et le rapport à l'objet étudié. D'autant que d'autres initiatives (collectifs, coopératives, etc.) envisagent une autre forme de recherche assumant et revendiquant un militantisme fondateur.
    À l'heure où les Sciences de l'éducation ont initié une large réflexion sur leur positionnement dans le champ social, en particulier sur les modalités de traitement de la demande sociale (en lien avec les secteurs socio-professionnels concer- nés, largement diversifiés) ces questions les interpellent très directement. Le projet de l'ouvrage est d'instruire ces ques- tions et de les mettre en débat autour de trois axes.
    1) L'émancipation à la rencontre de la recherche L'objectif est ici d'aboutir à une synthèse de la définition de cette notion et des notions voisines en mobilisant des contri- butions philosophiques, historiques, socio-politiques, etc. et en la problématisant au travers du repérage des conditions d'une rencontre avec le champ scientifique.
    L'émancipation dans la recherche 2) Il s'agira ici de présenter et d'analyser deux modalités de rencontre :
    - des travaux de recherche traditionnels, investissant l'objet émancipation avec une dimension empirique assumée et une réflexion épistémologique appuyée, souvent au sein de cursus universitaires (les doctorats en particulier).

  • Dans les systèmes de l'enseignement, l'évaluation a fait l'objet de multiples réflexions et constitue toujours un sujet qui fait débat. Dans l'enseignement agricole, l'évaluation, qui a généré de nombreuses innovations telles que les unités capitalisables, les contrôles en cours de formation, suscite de nombreux questionnements. ØCollectif, ce livre réunit des chercheurs, inspecteurs, enseignants, psychologues et rassemble ainsi des expertises, différentes mais complémentaires, pour tenter d'apporter des éléments de réponses.ØApplicable à tous les systèmes éducatifs, cet ouvrage dresse un large panorama, des dispositifs de certification jusqu'au champ des acteurs de l'évaluation. Il croise des points de vue variés et convoque des éclairages extérieurs et européens.ØPourquoi et comment changer les pratiques d'évaluation ?ØQuel est l'apport de la recherche ? Quel est le lien avec les professionnels ? Quelle est la responsabilité des jurys ? Quelle fiabilité accordée aux évaluations scolaires ? Comment font nos voisins européens ? ØDans un langage vivant, cet ouvrage propose, tantôt des témoignages, tantôt des analyses, réflexions, comptes rendus de recherche, et explore ce qui se fait ailleurs.

  • Destiné aux doctorants et jeunes docteurs, cet ouvrage propose des conseils qui couvrent l'ensemble du processus d'élaboration de la thèse. Ses rédacteurs, enseignants-chercheurs reconnus, mobilisent leurs expériences pour dévoiler les stratégies efficaces et alerter sur les pièges potentiels.
    Loin de la logique d'un manuel, il adopte la forme d'échanges de courriels, ce qui offre une tonalité originale à son propos. Il comporte trois parties?: «?Choisir de s'engager en thèse?», «?Vivre et éprouver sa thèse?» et «?Se confronter à la communauté et à la société?».
    L'ouvrage peut se lire en picorant parmi les 28 thèmes, par plaisir ou par besoin de conseils ciblés. Il peut aussi se lire chronologiquement, pour suivre le processus de thèse depuis sa construction jusqu'à ses différents prolongements. En fait, il propose de vous accompagner dans la découverte et l'exploration du contexte doctoral?: «?Alors, tu pars en thèse???».

  • L'éthique est, indubitablement, la pierre angulaire de l'action publique.

    Son enracinement dans la conscience et la pratique des agents publics conditionne le respect et la confiance que les citoyens accordent à leur administration.

    Quels que soient le niveau d'instruction et de développement des peuples ou leur culture administrative et politique, l'exigence d'une gestion publique rigoureuse, soucieuse du bon usage de l'impôt et de l'intérêt général, se répand dans le monde en accompagnement de la globalisation de l'information et de la transparence accrue qu'elle implique.

    C'est ainsi que l'éthique, en tant que concept, tend à se diffuser et à être plus fortement visible dans les agendas politiques. Mais sa mise en oeuvre au quotidien demeure difficile. La conciliation entre bonnes intentions, cadre législatif et pratique effective est au centre du présent ouvrage, issu des 12e Rencontres internationales de la gestion publique.

    Il confronte les résultats de recherches scientifiques sur la nature, les causes et les techniques d'éradication de la corruption, et les témoignages de praticiens issus d'administrations d'État et d'organisations internationales sur les stratégies globales et sectorielles de prévention et de lutte contre ce fléau. Une attention particulière est portée aux marchés publics, qui constituent autant une source de difficultés qu'un élément de solution.

  • CLASS (Classroom Assessment Scoring System) est l'une des grilles d'observation et d'évaluation de la qualité des interactions enseignant-élèves la plus utilisée en Amérique du Nord. Elle investit principalement trois grands domaines : le soutien émotionnel, l'organisation de la classe et l'accompagnement de l'apprentissage, qu'elle décline ensuite en dix dimensions. Un groupe de chercheurs français et québécois ont choisi de transposer cet outil en contexte francophone.
    Ce numéro rend d'abord compte de cette expérience au travers de recherches conduites toutefois selon des perspectives et des éclairages assez différents. Au delà de l'intérêt des résultats obtenus, les questions méthodologiques et épistémologiques sont clairement abordées. Elles invitent à une position nuancée, en particulier quand sont mobilisées les notions de qualité ou d'évaluation, mises en lien avec celles d'observation et de mesure.
    Sans doute faut-il retenir de cette livraison de DSE que CLASS est un outil et simplement un outil, présentant des intérêts indéniables pour la recherche sur les interactions en classe, mais qu'il convient toutefois de n'utiliser qu'en préservant la distance critique requise dans toute démarche scientifique.

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