Hélène Parat

  • Être tout à la fois femme et mère : cette problématique n'est-elle pas au coeur du destin féminin ? Le temps de l'après-naissance ouvre le champ à d'intenses émois et reviviscences pulsionnelles : l'allaitement interroge tout particulièrement l'opposition traditionnelle entre sein érotique et sein nourricier. Cette opposition, qui risque d'écarter la femme de la mère et la mère de la femme, masque la richesse et la complexité de l'érotique maternelle. La théorie et la clinique psychanalytiques sont-elles en mesure d'en rendre compte ?
    Une approche anthropologique, interrogeant " l'impossible partage " du sein à travers l'histoire fantasmatique de l'allaitement, sert de contrepoint à une recherche qui remet en question le clivage entre femme et mère.
    Hélène Parat est psychanalyste, auteur de plusieurs volumes sur le féminin.

  • La collection est dirigée par Jacques André et Jean Laplanche. Les ouvrages associent auteurs français et étrangers, car il devient indispensable pour enrichir le débat en psychanalyse, de franchir les barrières linguistiques et de refuser la transformation des théories en dogme.

  • L'inceste

    Hélène Parat

    Le crime de l'inceste est si insupportable qu'il en devient difficile à penser. Il y a l'horreur intime, destructrice, éprouvée par la victime. N'y a-t-il pas aussi, entre horreur et fascination, la confusion ressentie par la société toute entière face aux transgressions d'un interdit fondateur ?
    En croisant les approches juridiques, anthropologiques et psychanalytiques, cet ouvrage explore ce que ce mot recouvre, ce que l'acte met en jeu. Il propose de décliner le terme au pluriel, afin de ne pas assimiler fantasmes inconscients et actes criminels, afin de ne pas confondre les relations symboliquement associées à l'inceste et des actes sexuels commis à l'encontre d'enfants par leurs proches parents.

  • C'est l'histoire d'une grand-mère qui s'habille pour pouvoir bien danser au mariage de sa fille.

    Bedam, bedi, bedam, bedi, elle marche, elle marche, elle marche.

    Soudain, sur le chemin, un loup...

    Le loup est affamé, mais la grand-mère ne se laisse pas impressionner.

    Roule boule la grand-mère, et le loup sera bien roulé !

  • Sans que Freud ne lui consacre jamais une réflexion spécifique, l'amour est néanmoins au coeur de la pensée freudienne. « Faim et Amour » est la forme métaphorique de la première théorie des pulsions, et « Éros et Thanatos » de la seconde. L'amour, dans son soubassement énergétique de libido, est en quelque sorte le pivot de sa pensée du conflit, témoin de la complexité de la dynamique psychique.

    L'amour de transfert, quant à lui, est le coeur de la cure, dans ses excès, ses inhibitions, ses renversements en haine, ou son cours tempéré, dans le meilleur des cas. Aujourd'hui, on constate une inflation théorique de la réflexion sur les pathologies narcissiques, limites, mais la clinique, quant à elle, continue de décliner, à chaque séance, ou presque, les avatars des rencontres amoureuses, des frustrations, des ruptures, des solitudes... Si les psychanalystes ont souvent mis en lumière les difficultés de l'amour, ils ont été plus discrets sur les bonheurs qui lui reviennent et sa force créatrice. Ce volume des « Débats », sans jamais en nier les complexités, voudrait ne pas couper les ailes d'Éros.

  • Dans une société judéo-chrétienne où Dieu a mandaté son fils sur terre, la « Maternité » incarne la médiation reine de ce transfert sacré à l'écart des impuretés de la sexualité :
    La « Maternité » de la Sainte Vierge n'a pas détruit sa virginité.
    Tout est alors en place, et depuis fort longtemps, pour le maintien d'un paradoxe insistant dans notre univers culturel : la sacralisation idéologique de la fonction symbolique de la « Maternité » au singulier n'a d'égal que les cruelles et souvent tragiques mises à l'épreuve au quotidien des « maternités » plurielles.
    C'est dans l'amplitude, souvent violente, de cette contradiction entre les enluminures d'une « Maternité » idéalisée, clivée de la sexualité et les vicissitudes de « maternités » « humaines, trop humaines » toujours singulières, que la psychanalyse peut être mise à l'épreuve. C'est ce que les auteurs de cet opus des « Débats de psychanalyse » ont tenté en s'aventurant cliniquement dans les mystères des maternités.

  • La collection est dirigée par Jacques André et Jean Laplanche. Les ouvrages associent auteurs français et étrangers, car il devient indispensable pour enrichir le débat en psychanalyse, de franchir les barrières linguistiques et de refuser la transformation des théories en dogme.

  • La collection est dirigée par Claude Le Guen, Alain Fine, Annick Le Guen, psychanalystes. Elle publie des ouvrages rédigés par un ou plusieurs psychanalystes, résultats de leurs travaux et réflexions sur un thème précis.

  • La dépression, maladie énigmatique dont la source reste indéchiffrable, serait-elle l'expression somatopsychique de l'interrogation métaphysique propre à l'être humain ? Maladie des humeurs pour les Anciens, l'acédie, maladie de l'âme, se jumelle à la culpabilité dont elle reste indissociable.
    Crainte et expérience de la perte d'objet, d'un désinvestissement intolérable ou d'un traumatisme débordant la capacité d'élaboration du psychisme, la libido déserte le sujet, noyé dans la dissolution de son être qui souffre, anéanti, de ne plus désirer.
    Perdu dans le bouleversement existentiel des deux topiques, le moi subit la tyrannie implacable de son surmoi.
    Cette manifestation lancinante du surmoi culpabilisant dévorant le moi ne serait-elle pas un retour en force d'un ça vengeur, caché sous le masque honorable du surmoi ? Ce qui pourrait expliquer la créativité comme l'agressivité nécessaire à la création, créativité souvent associée à la dépression, et qui constituerait même, comme le montre Winnicott, un élément indispensable à toute mise en oeuvre. La mélancolie, pour les Anciens, n'était-elle pas source de génie et de folie ?

  • L'étude pluridisciplinaire de la question du développement durable suscite de nouveaux questionnements à l'aune de la situation internationale et nationale. Les chercheur-e-s en sciences humaines et sociales en examinent les ressorts et étudient la manière dont les individus, seuls ou collectivement, membres d'organisations publiques ou privées, professionnels ou particuliers, se représentent ce phénomène ou encore oeuvrent pour sa mise en place.

  • Entre interdit et tabou, la frontière est floue, il y a une interface poreuse. Ainsi retrouve-t-on dans la pensée freudienne une origine commune à ces deux concepts et une fonction identique, celle d'organiser le psychisme par rapport aux effets de la pulsion. Pourtant leur nécessité psychique n'a pas les mêmes racines et leur différence intéresse deux registres distincts de l'altérité. Il s'agit pour le tabou de la limite entre l'humain et son au-delà et pour l'interdit de ce qui, dans le champ de l'humain, organise le rapport du sujet à son semblable. Que reste-t-il du tabou, cette représentation des volontés prêtées aux dieux ? Ne serait-il plus qu'un élément de la vie psychique de certains névrosés ? Et pourquoi constate-t-on aujourd'hui l'échec si fréquent de la transmission des interdits ? Que sont devenus les trois interdits fondamentaux de l'inceste, du cannibalisme et du meurtre, qui constituent selon Freud " le noyau d'hostilité contre la culture " ? C'est autour de ces questions que se déploie la problématique de ce volume, avec les contributions de Jacques André, Didier Anzieu, Dominique Bourdin, Marie-Claire Durieux, Bernard Juillerat, Félicie Nayrou, Hélène Parat, Jacqueline Schaeffer et Juan E. Tesone.

  • Si Freud a tenté de réduire la complexité de l'affect à un problème de quantité, force est de constater qu'après 1920 les questions qui se posent deviennent de plus en plus énigmatiques. Le propos de cet ouvrage est de mettre en perspective cette complexité : d'abord le trajet chez Freud de cette notion puis la confrontation aux réévaluations théoriques contemporaines. Par exemple qu'en est-il de la théorie de l'affect chez les kleiniens ? Quelle est la fonction de l'affect dans la théorie psychosomatique ? Qu'en est-il de son rapport à l'éprouvé ? Les auteurs, qu'ils soient proches ou éloignés de cette conception, montrent ici l'importance de la question de l'affect inconscient.

  • Une petite grand-mère s'habille pour aller au mariage de sa fille. Bedam, bedi, bedam, bedi, elle marche, elle marche, elle marche. Soudain, sur le chemin, un loup. Roule boule la grand-mère et le loup sera bien roulé ! Roulé le loup ! en version bilingue espagnole !

  • Qu'en est-il du sexuel aujourd'hui ? Dans la perspective psychanalytique, sexualité et organisation du psychisme sont consubstantielles. Plus précisément, la théorie des pulsions place la sexualité au centre du psychisme, ce qui constitue la révolution copernicienne initiée par Freud. La sexualité est la condition même du devenir humain, c'està- dire du développement du psychisme et de la culture dans la mesure où il n'y pas de sexualité sans culture, ni de culture sans fondement pulsionnel. La problématique abordée dans ce livre est celle de la nécessité structurale de la reconnaissance de la différence des sexes, qui s'articule en aval à la différence moi/non-moi et en amont à la différence des générations. Avec la question du genre, les théories « queer » s'y opposent : elles remettent en cause les distinctions proposées en avançant qu'elles sont imposées par l'ordre social et sa répression, et elles prônent les bienfaits de la désexualisation.

empty