Gerald Pandelon

  • Quels sont les grands principes qui régissent la profession d'avocat ? Comment s'y forme-t-on ? Quels sont les droits de la défense ?
    Maître Gérald Pandelon décrit les us et coutumes du métier d'avocat, certains de ses usages étant très anciens et perdurant jusqu'aujourd'hui. C'est même cette alliance entre tradition - la robe, la conférence du stage, la figure historique du bâtonnier... - et une modernité qui s'accélère à l'heure des nouvelles technologies - du RPVA (réseau privé virtuel des avocats) au RGPD (règlement général de la protection des données) - qui fonde la spécificité d'une profession méconnue et parfois décriée, pourtant particulièrement indispensable.
    Or, après l'« ubérisation » des legal tech, l'intelligence artificielle (IA) et ses solutions prédictives ne s ont-elles pas en train de remettre en question le rôle de l'avocat ?
    Devant ces évolutions récentes, cette belle profession saura-t-elle conserver ce qui fait sa grandeur et sa vertu première, à savoir son humanité ?

  • Dans la civilisation occidentale telle qu'elle s'est historiquement constituée dans le savoir de soi à travers les diverses figures et pratiques juridico-politiques d'organisation de la vie en société, l'une des constantes a toujours été d'article 1er l'exercice du pouvoir politique à la recherche de la vérité et à sa production.
    A la lumière des événements qui ont marqué le XXe siècle et la fin de ce deuxième millénaire comme en raison des études conduites dans le domaine des sciences sociales et politiques, peut-être est-il temps de remettre en question cette constatation communément admise. La question se pose, en effet, de savoir si le lien, le champ du politique comme exercice d'un certain savoir et comme fascination ne se constitue comme tel que dans l'obnubilation de la vérité et dans la mise en scène ritualisée de pratiques mensongères.
    Peut-on encore penser l'avènement d'une vérité du politique et d'une politique de la vérité à la suite de l'hypothèse moderne de la mort de Dieu ? L'idée, en effet, d'une théorie politique du mensonge comme fil conducteur de l'histoire du devenir des sociétés humaines est-elle indissociablement liée à la modernité définie comme la substitution de l'homme au divin, du mouvement à un ordre immuable seul dépositaire de la vérité ? De plus, cette idée ne permet-il pas de penser la post-modernité, l'ère du non-humain voire d'un au-delà de l'homme ?

  • Si l'aveu n'entretient pas de rapport obligatoire avec la vérité judiciaire, penser l'aveu en matière pénale renvoie à une question infiniment plus complexe qui excède le domaine exploré. Non seulement, en effet, il semblerait que l'aveu renvoie au réel critère d'appréciation en matière judiciaire mais également il repose sur une pratique qui concerne des éléments personnels vécus sur un mode négatif, en relation avec des valeurs et des normes acceptées au sein d'une société historique donnée.



    Car c'est dans le mystère de la conscience de l'auteur de l'aveu que le passage à l'acte est possible, donc dans une sphère qui a davantage partie liée avec son intériorité éthique qu'avec le caractère impératif d'une norme pénale.

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    La justice répressive négociée, qui repose sur l'aveu, signe l'échec de la verticalité entre justice et justiciable, au profit de l'horizontalité ou de la régulation sociale, en modifiant la hiérarchie des pouvoirs.

  • Savez-vous que vous pouvez reconnaître votre responsabilité pénale par l'aveu sans encourir de sanctions pénales ?

    Savez-vous qu'on peut avoir raison en droit et perdre un procès ?

    Savez-vous que le juge-commissaire au sein du Tribunal de commerce n'est pas commissaire ?

    Savez-vous qu'il n'existe pas une seule justice européenne ?

    Savez-vous qu'il existe des « aviseurs fiscaux », particuliers qui moyennant finances informent le fisc des agissements de contribuables indisciplinés ?

    Savez-vous que la fiscalité est susceptible de provoquer certaines maladies ?

    Savez-vous que le conseil des prud'hommes est constitué en quantité égale d'élus employeurs et d'élus salariés ?

    Pour parler d'un monde complexe, on ne compte plus les idées reçues ! Elles traînent sur Internet, dans les médias.

    En expert reconnu du Droit, Me Pandelon fait le point et distingue, avec clarté et pertinence, le vrai du faux.

  • Juriste et politologue tout autant qu'avocat pénaliste renommé, passionné de philosophie politique, il a été l'élève de Jean-François Mattei à Science-Po, Gérald Pandelon connait parfaitement les arcanes du milieu du grand banditisme et en particulier du milieu marseillais aujourd'hui. Un milieu dangereux tiraillé par la lutte que se livrent les gangs souvent issus des vagues d'immigrations successives pour le contrôle des divers trafics, notamment celui du cannabis.
    Il a conduit et guidé le journaliste Paul-François Paoli du Figaro, natif de Marseille, à la rencontre de ces voyous dont certains restent discrètement « en activité ». Il lui a ouvert les portes de quartiers comme La Castellane ou Félix Pyat où la police n'entre que précautionneusement et où le trafic de drogue (cannabis, cocaïne...), qui se déroule au sus et au vu de tous, rapporte aux dealers des quartiers des sommes faramineuses tandis que la classe politique regarde ailleurs.
    A la fois témoignage d'un avocat, reportage de terrain et enquête sociologique, ce livre contient des portraits et des entretiens terrifiants sur la dérive de quartiers en France, de zones de non droit, ainsi que des histoires inédites de voyous sur leurs activités. Il dresse un état des lieux plus qu'alarmant sur la démission de l'Etat et la corruption d'une classe politique locale qui accepte l'emprise des mafias en échange d'une prétendue « paix sociale ». La peur, résignation, l'intérêt à court terme, ont-ils définitivement gagné les Politiques ? C'est la question que pose ce livre qui fera date.

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