Littérature traduite

  • MIDDLEMARCH

    George Eliot

    Middlemarch (1871-1872) est sans doute le plus beau roman de George Eliot, en tout cas son roman le plus complet (le sixième sur sept).
    Deux intrigues sentimentales principales, l'histoire des deux mariages de Dorothea et le mariage malheureux de Lydgate, jeune médecin ambitieux, avec la vulgaire Rosamond Vincy, se détachent sur un fond foisonnant de personnages et d'événements, d'épisodes intéressants, amusants, émouvants. Un des charmes de George Eliot est dans cette surabondance de détails.
    Nous avons fait figurer en préface un beau texte de Virginia Woolf sur George Eliot : « L'issue fut triomphale pour elle, quel qu'ait pu être le destin de ses créatures ; et quand nous nous rappelons tout ce qu'elle a osé, tout ce qu'elle a accompli, la façon dont, malgré tous les obstacles qui jouaient contre elle (le sexe, la santé, les conventions), elle a cherché toujours plus de savoir, toujours plus de liberté jusqu'au jour où le corps, accablé par son double fardeau, s'effondra, épuisé, nous devons poser sur sa tombe toutes les brassées de lauriers et de roses que nous possédons. »

  • Ce grand roman politique oppose deux sortes de radicaux réclamant des changements politiques profonds, lors d'une campagne électorale dans l'Angleterre des années 1830 : Harold Transome, riche propriétaire terrien, candidat sous cette étiquette par opportunisme, et Felix Holt, homme du peuple qui n'a pas le droit de vote et dont le radicalisme est un engagement de l'être entier, désireux de changer l'organisation sociale, la répartition des richesses, de redonner à chaque individu une « part d'homme » dans la vie. Les deux hommes se disputent également l'amour d'Esther Lyon, la fille adoptive d'un pasteur.
    Dans cette lutte entre ancien et nouveau monde, le mérite personnel l'emportera-t-il sur la naissance, pour signer l'entrée dans le monde démocratique ? La collision des destins personnels avec l'histoire collective est le vrai sujet de ce roman peu connu de l'auteure, traduit pour la première fois en français.

  • Middlemarch (1871-1872) est le plus grand roman victorien, et aux yeux de certains le meilleur roman de langue anglaise, toutes époques confondues. Quête de la vérité menée de plusieurs points de vue, le livre ne saurait être réduit au destin de Dorothea Brooke, jeune fille altruiste et utopiste qui épouse un érudit desséché. Autour du couple gravitent de nombreux personnages, assujettis à des liens familiaux, conjugaux, de voisinage, d'intérêts. George Eliot entrelace les destins individuels, ménage des rebondissements dignes d'un feuilleton, sans jamais céder à la facilité : sa peinture psychologique est de la plus grande finesse lorsqu'elle décrit les désirs et les tragédies de ceux dont les vies s'entremêlent sur la trame d'une même étoffe. Son acuité peut se parer d'ironie, sans que jamais s'étiole la sympathie qu'elle éprouve pour ses créatures confrontées à la défaite de leurs aspirations. Les événements se déroulent dans l'Angleterre provinciale des années 1830, mais ce «plaidoyer pour la beauté des vies ordinaires» (Mona Ozouf) a pour sujet les passions humaines, qui sont sans âge.
    Middlemarch est ici précédé du chef-d'oeuvre de la première période de George Eliot, Le Moulin sur la Floss (1860). Eliot, née Mary Anne Evans, a mis beaucoup d'elle-même dans le personnage de Maggie Tulliver, petite fille turbulente à la nature exaltée, passionnée par les livres, «aussi affamée de savoir qu'elle l'est d'amour» (M. Ozouf). Proust avouait avoir pleuré à la lecture de ce roman du paradis perdu de l'enfance. Maggie sera victime de l'ostracisme social - comme sa créatrice, qui vécut vingt-cinq ans avec un homme qui n'était pas son mari et chercha, à travers une oeuvre littéraire liant l'intellect aux sentiments, à obtenir cette respectabilité chère aux victoriens.
    À sa mort, en 1880, elle fut célébrée comme «le plus grand romancier anglais contemporain». On ne lui permit pourtant pas d'être enterrée, comme l'avait été Dickens, dans le «Coin des poètes» de l'abbaye de Westminster.

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  • Ce sommet de l'histoire du roman anglais (qui en compte d'ailleurs beaucoup) date de 1860.
    Le thème principal en est l'amour tragique entre un frère et une soeur, qui se brouillent de longues années pour se réconcilier dans la mort. entre-temps, la jeune fille a été amoureuse d'un infirme, puis du fiancé de sa cousine : mal lui en prendra. le meilleur du livre est dans la peinture poétique de l'existence quotidienne la plus humble, dans " le sentiment de la question mystérieuse de la vie humaine et de la vie de la nature, des mystères sublimes auxquels nous participons en le sachant aussi peu que la fleur qui pousse " (marcel proust).
    On aimera ainsi " la nouveauté des images venant d'une vue tendre et neuve des choses ".

  • Daniel Deronda (1876) est le dernier roman de George Eliot, la plus grande romancière de l'époque victorienne, connue pour ses positions féministes et la profondeur de ses analyses psychologiques.
    George Eliot ne s'y limite plus à l'exploration d'un microcosme géographique et social, mais présente des catégories sociales nouvelles, tout en s'ouvrant largement sur le monde. Située dans un passé proche du temps de la narration, l'histoire est traversée par les mouvements nationalistes de l'époque. Ce roman moderne et cosmopolite, qui entraîne le lecteur de Londres à Gênes en passant par les villes d'eaux allemandes, est aussi un roman expérimental, jouant parfois avec la chronologie, et présentant une synthèse inattendue entre deux intrigues, l'histoire anglaise et l'histoire juive, racontant le destin de deux héroïnes fort différentes, la blonde Gwendolen et la brune Mirah, entre lesquelles le coeur du héros balance.

  • Le jeune Daniel Deronda, qui a été élevé par son " oncle " en gentleman anglais, se voit attribuer des fonctions de passeur entre deux cultures, entre deux traditions religieuses : le hasard d'une rencontre l'amène à fréquenter la communauté juive de Londres. Son comportement généreux et chevaleresque le rapproche de la petite chanteuse Mirah et de son frère, véritable prophète des temps modernes rêvant d'un retour en Terre Sainte pour son peuple ; mais Daniel reste attaché à la belle Gwendolen, qu'il a vue se précipiter dans un mariage d'intérêt désastreux, tournant au tragique. Dans ce roman novateur, qui, un quart de siècle avant le freudisme, pressent l'existence de territoires non cartographiés de la conscience, le héros est écartelé entre le rôle de confident que Gwendolen veut lui imposer pour échapper à ses peurs et à l'enfer de sa vie conjugale, et la mission qui lui est réservée dans le monde juif.

  • Superbe de femmes écrivains qui illustrèrent alors la littérature d'outre-Manche : Jane Austen, Mrs. Gaskell, les s?urs Brontë. Politiquement " radicale ", passionnée de problèmes philosophiques et sociaux, vivant en union libre avec un homme marié, George Eliot incarne aussi le premier refus de la condition " surnuméraire " de la femme et de tous les tabous de la société victorienne. Histoire d'un tisserand, d'un " c?ur simple " qui meurt et renaît à l'amour, Silas Marner nous introduit au c?ur le plus profond, savoureux et sensible, de l'Angleterre rustique, avec ses commères, ses auberges, ses libertins de village et ses illuminés.

  • Après avoir été trompé par son meilleur ami et accusé à tort de vol, le tisserand Silas Marner a quitté la ville et abandonné sa communauté religieuse pour s'établir dans la petite localité de Raveloe, dans la campagne anglaise.
    Objet de suspicion en raison de son talent et de sa foi, il sombre dans la routine d'un travail solitaire. La rumeur court qu'il serait guérisseur, activité qui ne lui coûte rien. Devenu misanthrope, Marner ne trouve de consolation que dans la contemplation nocturne de ses écus...
    Quinze ans après, une nouvelle affaire défraie la chronique de Raveloe. Le fils d'une riche famille, Dunsey Cass, jeune homme dissolu, fait du chantage à son frère aîné, Godfrey. Celui-ci, amoureux de la vertueuse Nancy, préfère payer la rançon plutôt que de voir révéler son mariage avec l'opiomane Molly Farren. Non content de cette mauvaise action, Dunsey se rend bientôt coupable du vol de l'or de Silas Marner. Mais Molly est décidée à faire éclater la vérité. Sur le chemin du bal du nouvel an chez les Cass, elle perd conscience. Et c'est sa fille, la petite Eppie, qui se rend jusqu'au cottage du vieux Marner pour quérir un remède...

  • Middlemarch : étude de la vie de province. I / George Eliot ; trad. de l'anglais par M.-J. M.
    Date de l'édition originale : 1890 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
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  • Silas Marner, le tisserand de Raveloe (Nouv. éd.) / George Eliot ; roman trad. de l'anglais par Auguste Malfroy Date de l'édition originale : 1920 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
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