Eric Mottet

  • Dans moins d'une génération, l'ordre géopolitique et géoéconomique mondial sera manifestement différent de celui que nous connaissons aujourd'hui, ces dynamiques à l'oeuvre étant le résultat de la puissance décomplexée de la Chine et des « nouvelles routes de la soie ». Amorcé en 2013, le mégaprojet Belt and Road Initiative (BRI), avec pour objectif le déploiement à partir de la Chine d'un ensemble multiforme d'initiatives économiques, commerciales, géopolitiques, diplomatiques et normatives, suscite spéculations et inquiétudes. Il vise la construction d'importantes infrastructures de transport reliant la Chine au reste du monde, tout en développant des flux commerciaux et en améliorant la connectivité entre la Chine et des régions qu'elle vise pour ce faire. À la fois projet commercial ambitieux, plan « civilisationnel » pour faire de la Chine une puissance d'envergure mondiale, le BRI annonce irrémédiablement un nouveau rapport de force international.

  • Les tensions en mer de Chine méridionale sont bien ancrées dans l'actualité internationale, cristallisées autour des luttes que se livrent six pays asiatiques pour le contrôle d'espaces maritimes et insulaires. La rivalité entre les pays d'Asie du Sud-Est et la Chine ne peut être appréhendée qu'à la lumière des incidents récents. Plus qu'une simple dispute territoriale, elle expose des situations maritimes et frontalières multiples, enchevêtrées et incompatibles. Le présent ouvrage cherche à montrer dans quelle mesure les conflits actuels s'articulent autour de paradigmes aux contours encore mal définis. Il est appelé à devenir une référence incontournable dans le domaine.

  • Les dirigeants sud-africains se sont mobilisés pour accueillir la Coupe du monde de football en 2010. L'enjeu économique et politique est en effet de taille pour ce pays qui cherche à changer une image associée à une histoire récente peu glorieuse. Tout le pays s'est donc préparé pour accueillir ce que l'on désigne à grands renforts de superlatifs comme la première «Coupe du monde africaine».

    Le football (soccer) est un pur produit de la mondialisation. Cet empire populaire ne connaît ni frontière ni limite. Les peuples enthousiastes réclament d'êtres conquis, se réjouissent de l'avoir été et luttent avec acharnement pour en être les meilleurs disciples.

    Ces faits, relayés à l'infini par la Fédération internationale de football association (FIFA), sont d'autant plus incontestés que le règne du ballon rond s'est forgé de façon pacifique par la ferveur sportive. Il contribuerait, au même titre que l'Organisation des Nations unies (ONU), à faire régner la paix sur terre.

    Mais sait-on pourtant que les instances de la FIFA connaissent des conflits internes et des jeux de pouvoir opposant des blocs géopolitiques? Que l'organisation de la Coupe du monde amène des tensions socioéconomiques? Que le football transcende les clivages nationaux, raciaux, religieux et sociaux ? Que la sémantique utilisée par le monde du ballon rond est clairement guerrière?

    Dans Géopolitique de la Coupe du monde de football 2010, Éric Mottet, Jean Gounelle, Sylvain Lefebvre, Yann Roche et Romain Roult révèlent comment et pourquoi le football mondial et la Coupe du monde gardent cette image unificatrice et policée malgré des tensions et des conflits anciens et actuels.

    «Un succès sportif peut servir une nation autant qu'une victoire militaire», déclarait Gerald Ford, ancien président américain, résumant d'un trait fulgurant cette dimension constante qu'est la «géopolitique du football».

  • La géopolitique est un terme à la mode, mais souvent utilisé de manière simplificatrice, alors qu'elle repose sur une méthodologie précise, qui étudie les rivalités et enjeux de pouvoir sur des territoires entre acteurs aux intérêts divergents.
    La nouvelle édition de cet ouvrage dresse le bilan des concepts, méthodes et outils propres à l'analyse géopolitique, et met en perspective les théories des différentes écoles fondatrices de la discipline. À travers de nombreuses et nouvelles études de cas (projet chinois des nouvelles routes de la soie, rivalités sino-américaines, géopolitique des ressources...), il vient illustrer la pertinence et la fécondité de l'approche géopolitique pour appréhender la grande diversité des problématiques actuelles.

  • Les transformations des systèmes de production, de transport et de distribution de l'énergie vers des modes d'organisation et de fonctionnement plus durables sont l'une des grandes évolutions structurelles du début de ce siècle. Catalyseur de cette dynamique, la notion de «?transition énergétique?» suscite de nombreux débats sur la pluralité de ses acceptions et interpelle de plus en plus le monde de la recherche. En effet, changer plus ou moins progressivement de système énergétique demande des innovations technologiques, territoriales et sociétales permettant de mieux exploiter les énergies renouvelables, de mieux (et souvent de moins) consommer l'énergie et, surtout, de réduire les nuisances territoriales. Malgré les injonctions des instances internationales (agences onusiennes, ONG environnementales, Commission européenne, etc.) qui véhiculent des discours relativement convergents, force est de constater qu'une grande hétérogénéité de pratiques se déploie. Cette remarquable convergence des discours à l'échelle mondiale sur la nécessaire transition énergétique dissimule mal les controverses et les conflits nécessaires à sa mise en oeuvre locale.
    Le présent ouvrage aborde ces divergences et interroge les dynamiques de changement à l'oeuvre dans les pratiques de production énergétique en présentant des cas d'étude inscrits dans des contextes sociopolitiques, économiques, culturels et techniques variés et faisant état de processus de transitions énergétiques diversifiés (bourse des émissions de carbone, développement éolien, grands barrages ou encore stratégie énergétique régionale).

  • En 2013, le président chinois Xi Jinping dévoilait son projet des nouvelles routes de la soie, entreprise d'une rare ampleur venue affirmer les nouvelles visées planétaires de son pays. C'était l'occasion, pour la Chine, de s'afficher sur la scène internationale comme la deuxième puissance économique mondiale, mais aussi d'établir son leadership en Asie. Ce projet d'envergure comprend deux facettes complémentaires?: une route terrestre et une ceinture maritime.
    Ce grand programme de la Belt and Road Initiative est porteur d'espoir, mais aussi d'inquiétudes quant aux conséquences politiques et financières de projets aussi multiformes, stratégiques et souvent coûteux. Une analyse attentive montre qu'il existe des enjeux géopolitiques à plusieurs échelles qui ne relèvent pas que des relations internationales. Le projet se propose de restructurer l'ensemble des relations économiques en Asie, ainsi qu'entre l'Asie, l'Europe et l'Afrique.
    Comment cette vaste ambition chinoise se décline-t-elle?? Quelles sont ses dimensions en matière de transport, d'infrastructures et de finances publiques, de même que ses répercussions sur les échanges commerciaux?? C'est à ces questions que veut répondre le présent ouvrage, qui s'adresse au public, aux étudiants et aux chercheurs intéressés par les enjeux asiatiques contemporains, par la géopolitique ou par les transports et l'aménagement.

  • L'Asie du Sud-Est est l'une des régions les plus effer­vescentes de la planète. Forte d'une population de 650 millions d'habitants et d'une croissance économique élevée, son attractivité dépasse largement les frontières asiatiques?; le monde entier s'intéresse désormais aux développements de ce territoire dont l'influence ne fera qu'augmenter dans les prochaines décennies. Son développement économique accéléré est favorable à l'émergence de nouveaux enjeux d'ordres politique, économique, démographique, territorial, social et environnemental, qui, une fois mis bout à bout, peuvent accentuer les contrastes économiques et sociaux, voire les déséquilibres d'une région soumise aux défis de l'intégration.
    Le présent ouvrage brosse un tableau des différentes dynamiques de l'Asie du Sud-Est. Sans être exhaustif, ce portrait prend appui sur les trajectoires suivies depuis un demi-siècle et fournit des clés de compréhension des problématiques actuelles. Il consiste en une analyse pluridisciplinaire de l'Asie du Sud-Est contemporaine dans sa globalité. Si chaque thème abordé offre l'occasion de se pencher plus particulièrement sur un des pays de la zone (car d'importantes disparités subsistent parfois entre les pays), c'est l'approche régionale et transversale qui reste privilégiée, afin de mettre en relief les réalités qui sont celles de l'Asie du Sud-Est.
    Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux chercheurs et aux étudiants qu'aux journalistes, ainsi qu'à toute personne curieuse de découvrir l'Asie du Sud-Est d'aujourd'hui.

  • La mondialisation est une notion théorique et une réalité, celle de l'après-guerre froide. Elle domine à la fois une grande partie des analyses en sciences sociales et les rapports économiques et politiques qui se tissent continuellement entre ses principaux acteurs, comme les États, les firmes multinationales et les organisations internationales. Malgré cette domination, jamais la mondialisation n'a été aussi sévèrement critiquée - souvent par les pays riches, les mêmes qui, a priori, devaient en retirer le plus de bénéfices. Elle a créé de vastes inégalités et des maux qui nous imposent la réflexion sur la conceptualisation de ce phénomène qui est toujours difficile à cerner.
    Le présent ouvrage rassemble les contributions de chercheurs du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) portant sur la mondialisation et trois de ses enjeux?: le commerce, l'investissement et le travail. Il se présente comme un bilan des recherches des auteurs, mais aussi comme un outil visant à inciter et à faciliter l'établissement de liens de complémentarité entre les nombreuses études faites sur le sujet. La mondialisation est une réalité dont l'essence est globale. De son analyse effectuée dans cet ouvrage se dégagent de multiples liens interdisciplinaires.

  • Dans bien des domaines, la Chine est déjà la première puissance économique du monde et son évolution engage notre propre avenir et celui de son environnement régional. Toutefois, elle semble plus fragile à l'échelle de ses marges territoriales et de ses zones frontalières. Lieux de coopération avec les pays voisins, où la Chine gagne progressivement en influence, ces lieux sont le théâtre de vives tensions qui témoignent d'un sentiment d'inquiétude. Litiges territoriaux - avec l'Inde, en mer de Chine méridionale (Vietnam, Philippines) et orientale, notamment avec le Japon -, proximité avec des régions où règne l'instabilité - Corée du Nord, Myanmar, Asie centrale -, questions épineuses autour de Taïwan, du Xinjiang et du Tibet, voilà autant d'éléments qui ne cessent de remettre en question la puissance et l'unité même de la nation chinoise. Comment celle-ci conçoit-elle ses relations avec ses provinces éloignées et les pays voisins ? Quelles sont ses ambitions diplomatiques, sécuritaires et économiques et comment modèle-t-elle ses politiques à cet égard ? C'est ce que les spécialistes de l'Asie-Pacifique réunis ici analysent sous toutes ses coutures, sur la base de leurs travaux et terrains de recherche. Ils traitent notamment des nouvelles routes de la soie, du désir de domination de la Chine du président. Xi Jinping sur l'Asie et sur le monde et de la crainte qu'un tel objectif peut soulever dans les pays limitrophes.

  • Quelles nouvelles voies s'ouvrent à la recherche et à la pratique en didactique de l'histoire, de la géographie et de l'éducation à la citoyenneté à travers le monde dans des contextes sociopolitiques et scolaires qui s'avèrent instables pour les premiers et, pour les seconds, en recomposition souvent profonde ?

    Ainsi, l'instauration de programmes fondés sur le développement de compétences a amené certains enseignants à revoir leurs conceptions de l'évaluation. Cela pose le problème de la nature des outils d'évaluation employés et de ce qu'ils évaluent.

    Par ailleurs, les enseignants se réfèrent généralement à un ensemble de pratiques et de valeurs culturelles et sociales, ainsi que de finalités : le développement de l'esprit critique des élèves, la construction autonome d'interprétations valides, etc.

    En outre, les enseignants et les élèves recourent de plus en plus à des outils TIC et à des environnements d'apprentissage numérisés servant au repérage, au traitement et au partage de l'information.

    Enfin, des mutations idéologiques et sociales profondes induisent une redéfinition des orientations curriculaires, mais aussi une métamorphose de la dynamique de la classe. Appelés à maitriser de nouveaux enseignements, les enseignants sont aussi confrontés à des élèves, dont les identités, les valeurs, les comportements et les acquis ont considérablement changé au fil des années.

    En associant les expertises croisées de plusieurs auteurs, avec une ligne directrice qui consiste à ne pas dresser un « état de la recherche », mais à comprendre dans quelle mesure la recherche en didactique histoire et géographie s'articulent autour d'une éducation à la citoyenneté aux contours encore mal dessinés, cet ouvrage a la vocation à devenir une référence.

  • La géopolitique est un terme à la mode, mais il est souvent utilisé de manière simplificatrice dès qu'il s'agit de désigner des questions politiques, sociales ou militaires complexes. Car la géopolitique est bien plus que l'étude des relations internationales : elle repose sur une méthodologie précise, qui étudie les rivalités et enjeux de pouvoir sur des territoires entre acteurs aux intérêts divergents. Sa base est donc principalement géographique, tout en convoquant également d'autres domaines.
    La nouvelle édition de cet ouvrage dresse le bilan des concepts, méthodes et outils propres à l'analyse géopolitique, et met en perspective les théories des différentes écoles fondatrices de la discipline. À travers de nombreuses études de cas (Afrique des Grands Lacs, mer de Chine du Sud, géopolitique des ressources...), il vient illustrer la pertinence et la fécondité de l'approche géopolitique pour appréhender la grande diversité des problématiques actuelles.

  • Équilibre des puissances, impérialisme, unipolarité, bipolarité et multipolarité figurent au nombre des appellations permettant de définir les rapports de force dans les relations internationales.
    L'hégémonie américaine, issue de la fin de la Guerre froide, semble vouée à disparaître. La montée en puissance de nouveaux pôles, la Chine au premier rang, impose de nouvelles règles. Sera-t-il davantage difficile de maîtriser toute forme de gouvernance internationale?
    Repenser la multipolarité s'interroge sur le sens que les acteurs internationaux donnent à ce concept et sur les tensions qui peuvent directement découler des nouvelles conceptions des relations internationales.
    Barthélémy Courmont est professeur de science politique à Hallym University (Chuncheon, Corée du Sud), chercheur-associé à l'IRIS et directeur-associé sécurité et défense à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques (UQAM). Il a notamment signé La tentation de l'Orient (Septentrion, 2010) et Chine, la grande séduction (Éditions Choiseul, 2009).
    Éric Mottet est professeur de géopolitique au département de géographie de l'Université du Québec à Montréal et directeur de l'Observatoire de géopolitique de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. Il a notamment dirigé Géopolitique et virages de la F1 (Septentrion, 2012) et Géopolitique de la Coupe du monde de football 2010 (Septentrion, 2010).
    Ont aussi collaboré à cet ouvrage Philippe Beaulieu-Brossard, Pierre-Alain Clément, Colin Geraghty, Vincent Joubert, Frédéric Lasserre, Irving Lewis, Pierre-Louis Malfatto, Carmen Mboumba Nzamba, Barah Mikaïl, Joël Plouffe, Yann Roche, Jean-Loup Samaan, Julien Tourreille et Pierre Verluise.

  • La Chine, première puissance mondiale, ne s'écrit plus au conditionnel et ne se conjugue même plus au futur ; elle fait partie de notre présent. Incessamment, pour la première fois de l'histoire récente, la plus grande puissance économique mondiale ne sera pas un pays occidental et, surtout, ne se réclamera pas de la démocratie et n'adhérera pas, du moins officiellement, au capitalisme. La date à laquelle se fera la transition importe peu. Les vraies questions sont ailleurs. La Chine veut-elle être la première puissance mondiale ? Le reste du monde acceptera-t-il le principe d'une Chine première puissance mondiale ? À quoi ressemblera la Chine, première puissance mondiale ?

    Par l'étude de situations et de cas représentatifs, les auteurs de cet ouvrage donnent des clés de lecture pour comprendre la Chine d'aujourd'hui et de demain, à la fois dans ses dimensions interne et externe. Les uns s'interrogent sur la capacité des institutions chinoises à s'adapter au défi que représentent la modernisation technologique du pays et la transformation sociale qui l'accompagne ; les autres, sur l'évolution éventuelle de la puissance diplomatique chinoise. Alors que certains exposent les tensions et les difficultés internes au pays, d'autres s'intéressent aux relations que la Chine entretient avec les régions frontalières, mais également avec les régions et les pays plus lointains. En somme, l'ouvrage met en lumière la difficile articulation entre le projet intérieur du Parti communiste chinois et sa stratégie extérieure.

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