Eric Boulanger

  • Après plus de deux siècles à l'ombre de l'Occident, l'Asie fascine à nouveau par son dynamisme, ses produits, ses firmes et ses chaînes de valeur hautement concurrentielles. L'Asie s'affirme chaque jour de plus en plus comme le nouveau centre de gravité de l'économie mondiale, avec pour corollaire un réalignement géostratégique et une recomposition inévitable des relations transpacifiques. En l'espace d'une décennie, la Chine est devenue le premier ou le second partenaire économique dela plupart des États de l'hémisphère occidental ; et cela, sans compter le Japon, la Corée et les pays de l'ASEAN. Les firmes globales sont au coeur du redéploiement des chaînes de valeur transpacifiques : sous leur égide, nous sommes passés du commerce des biens à celui des des fonctions dans un contexte d'une montée en puissance de la Chine et d'une certaine morosité de l'hégémon américain. L'ouvrage s'intéresse plus particulièrement aux défis et occasions que représente l'usine Asie pour les quatre plus grandes économies des Amériques : le Brésil, le Canada, les États-Unis et le Mexique. Le Brésil se niche-t-il dans une nouvelle relation de dépendance et de reprimarisation ? Le Mexique peut-il concurrencer la Chine sur le plan manufacturier ? Le Canada saura-t-il profiter des nouvelles occasions d'affaires, voire développer une stratégie cohérente qui lui sera profitable à long terme où s'abandonnera-t-il à l'exportation de ses ressources naturelles ? Les États-Unis peuvent-ils rester en tête de cette reconfiguration transpacifique des rapports économiques et géostratégiques comme ils tentent de le faire en menant fermement les négociations pour un nouveau Partenariat transpacifique ? Enfin, les tensions sino-japonaises et la concurrence des firmes asiatiques et de leurs chaînes de valeur hyperconcurrentielles sont-elles une occasion ou une menace à la stabilité transpacifique et à l'avenir économique de ces quatre puissances des Amériques ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles 16 spécialistes apportent des éléments de réponses.

  • Vers une politique commerciale socialement responsable dans un contexte de tensions commerciales Nouv.

  • Devant le développement grandissant des rapatriements sanitaires aériens médicalisés, la mise en place d'une médecine spécifique est devenue indispensable. Elle conjugue les améliorations technologiques de la réanimation et de l'anesthésie, la constitution d'une équipe médicale spécialisée et un transport aérien civil ou militaire adapté.
    Des contraintes particulières telles que les variations de pression dans la cabine en altitude, l'absence de renfort médical possible en vol, un espace confiné et une évaluation paraclinique très limitée à bord caractérisent cette médicalisation d'urgence. Cet ouvrage :
    - expose le cadre législatif et réglementaire lié au transport aéroporté ;
    - donne les clés de la prise en charge des pathologies des appareils circulatoire, respiratoire, neurologique et digestif ;
    - détaille les techniques et ressources nécessaires.
    Fruit du travail d'experts civils et militaires, ce livre s'adresse à tous les médecins urgentistes, anesthésistes ou réanimateurs et aux soignants impliqués dans le transport aérien médicalisé, ainsi qu'aux médecins désireux de découvrir cette spécialité.

  • La mondialisation est une notion théorique et une réalité, celle de l'après-guerre froide. Elle domine à la fois une grande partie des analyses en sciences sociales et les rapports économiques et politiques qui se tissent continuellement entre ses principaux acteurs, comme les États, les firmes multinationales et les organisations internationales. Malgré cette domination, jamais la mondialisation n'a été aussi sévèrement critiquée - souvent par les pays riches, les mêmes qui, a priori, devaient en retirer le plus de bénéfices. Elle a créé de vastes inégalités et des maux qui nous imposent la réflexion sur la conceptualisation de ce phénomène qui est toujours difficile à cerner.
    Le présent ouvrage rassemble les contributions de chercheurs du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) portant sur la mondialisation et trois de ses enjeux?: le commerce, l'investissement et le travail. Il se présente comme un bilan des recherches des auteurs, mais aussi comme un outil visant à inciter et à faciliter l'établissement de liens de complémentarité entre les nombreuses études faites sur le sujet. La mondialisation est une réalité dont l'essence est globale. De son analyse effectuée dans cet ouvrage se dégagent de multiples liens interdisciplinaires.

  • Avec la transnationalisation des entreprises et l'organisation de la production en réseaux mondiaux, les investissements directs sont l'une des facettes les plus visibles de la mondialisation. S'il n'existe pas de modèle uniforme de mondialisation, il n'existe pas non plus de modèle uniforme d'arbitrage des politiques et des règles de l'investissement. L'échec de l'AMI et la mise à l'écart de l'investissement des négociations commerciales multilatérales ont montré à quel point le thème était sensible, pour beaucoup de pays, en développement ou développés. Mêmes les États les plus favorables à la protection de l'investissement sont, aujourd'hui, devenus plus réservés quant à son étendue. D'un autre côté, les traités et accords bilatéraux prolifèrent, y compris d'ailleurs entre pays en développement, indiquant la nécessité d'avoir des règles générales non seulement pour réduire l'arbitraire et augmenter la transparence sur les marchés, mais aussi pour établir des obligations communes s'adressant aux États comme aux entreprises. Entre protection de l'investissement et défense d'autonomie, entre liberté économique et régulation des marchés, entre droits et devoirs économiques des entreprises, les États sont, donc, ici également, à la recherche de compromis.
    De ce fait, cet ouvrage repense l'État entre deux schématisations répandues :

    - soit un acteur central, renvoyant une image négative, celle d'un mercantilisme d'un nouveau type où chacun lutte pour attirer les investissements ou imposer ses propres normes;
    - soit un acteur en net recul avec un rôle cantonné dans celui de facilitateur de l'investissement et de superviseur des conditions environnantes. D'une manière générale, les politiques publiques n'ont plus pour objet de contrôler les investissements ou de leur imposer des obligations, mais d'arbitrer entre deux types d'exigences : l'intégration compétitive dans les grands courants économiques internationaux d'une part et l'insertion des activités étrangères dans le tissu économique national d'autre part.

    Cet ouvrage défend une vision dynamique des relations entre les entreprises et les États en se penchant sur la façon dont ces derniers et leurs gouvernements arbitrent, non seulement la promotion de l'investissement et les intérêts économiques nationaux, mais aussi, sur le plan normatif, la protection des droits des entreprises et action collective. Comment les États abordent et résolvent ces arbitrages ?
    Il tente également de répondre à cette question en proposant une série d'études de cas portant sur les pays industrialisés et les pays en développement, sans oublier une partie théorique au sein de laquelle les politiques d'investissement et les activités des firmes multinationales font l'objet d'une mise à niveau théorique pour la mondialisation.

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