Librairie Generale Francaise

  • Les Français connaissent mal celle qui fut la mère de Marie-Antoinette. Pourtant, Marie-Thérèse d'Autriche est l'une des grandes figures tutélaires de son pays. Je l'ai découverte par sa correspondance privée, dans laquelle elle se révèle guerrière, politique avisée, mère tendre et sévère. C'est une femme au pouvoir absolu, hérité des Habsbourg, qui régna pendant quarante ans sur le plus grand empire d'Europe. Et, ce faisant, elle eut à gérer trois vies : épouse d'un mari adoré et volage, mère de seize enfants, souveraine d'un immense territoire. Cette gageure qu'aucun souverain masculin n'eut à connaître, j'ai voulu tenter de la comprendre. Cette femme incomparable en son temps, qui inaugure une nouvelle image de la souveraineté et de la maternité, ressemble, sous certains aspects, aux femmes du XXIe  siècle.

    E. B.
      Une analyse très stimulante.  Historia.

    Il fallait bien la subtilité de la philosophe, spécialiste des Lumières, pour prendre la mesure de ce personnage hors du commun. L'Express.

  • Elisabeth Badinter XY De l'identité masculine Le mouvement des femmes a fait voler en éclats toutes les idées traditionnelles sur virilité et féminité. Longtemps la masculinité a paru aller de soi. Chaque homme se devait de ressembler à un idéal bien campé dans la culture. Désormais, au contraire, les hommes sont amenés à s'interroger sur une identité que la formule chromosomique XY ne suffit pas à définir.
    Dépassant la vieille querelle du féminisme contre phallocratie et machisme, Elisabeth Badinter dessine, dans cet essai, les contours encore flous du nouvel homme que notre siècle est en train d'inventer, et qui cessera enfin de refouler une part essentielle de lui-même.
    Prélude à une nouvelle harmonie des sexes ?

  • " L'amour maternel est-il un instinct qui procéderait d'une " nature féminine ", ou bien relève-t-il largement d'un comportement social, variable selon les époques et les moeurs ? Tel est l'enjeu du débat qu'étudie Elisabeth Badinter, au fil d'une très précise enquête historique menée avec lucidité mais non sans passion.
    L'Amour en plus, un livre passionnant, dérangeant. "

  • Trente ans après L'Amour en plus, le naturalisme - qui remet à l'honneur le concept bien usé d'instinct maternel - revient en force.
    À force d'entendre répéter qu'une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l'obstacle. Si plus d'un quart des Allemandes restent sans enfant, c'est qu'elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu'on la leur impose. Pour l'heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Tiendront-elles tête aux injonctions des « maternalistes » soutenus par les plus respectables institutions ? Jusqu'à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité ?Élisabeth Badinter met le doigt sur de vraies questions et fait mouche.
    Weronika Zarachowicz, Télérama.

  • Elisabeth Badinter Fausse route « Les stéréotypes d'antan, pudiquement appelés « nos repères », nous enfermaient mais nous rassuraient. Aujourd'hui, leur éclatement en trouble plus d'un. Bien des hommes y voient la raison de la chute de leur empire et le font payer aux femmes. Nombre d'entre elles sont tentées de répliquer par l'instauration d'un nouvel ordre moral qui suppose le rétablissement des frontières. C'est le piège où ne pas tomber sous peine d'y perdre notre liberté, de freiner la marche vers l'égalité et de renouer avec le séparatisme.
    Cette tentation est celle du discours dominant qui se fait entendre depuis dix ou quinze ans. Contrairement à ses espérances, il est peu probable qu'il fasse progresser la condition des femmes. Il est même à craindre que leurs relations avec les hommes se détériorent. C'est ce qu'on appelle faire fausse route. » E. B.

  • Après L'Amour en plus, histoire de l'amour maternel, Elisabeth Badinter aborde le problème de l'ambition féminine à travers le destin de deux grandes dames du XVIIIe siècle. Madame du Châtelet, qui fut la compagne de Voltaire, traduisit le grand oeuvre de Newton et fut l'égale des savants de ce temps. Madame d'Epinay, amie de Grimm, imagina une nouvelle pédagogie, critique de Rousseau, et traça le destin des futures mères.
    Ces deux ambitieuses, au sens le plus noble du terme, refusaient d'accepter les limites que la société leur assignait. Elles voulurent se donner toutes les chances dont elles se sentaient capables, en dépit de leur sexe.
    Madame du Châtelet incarne l'ambition personnelle, Madame d'Epinay, l'ambition maternelle, deux figures entre lesquelles se partage la vie des femmes.
    Emilie, Emilie, un livre passionnant qui nous conduit au coeur du XVIIIe siècle sans perdre de vue le présent actuel.

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  • Au mitan du XVIIIe siècle, l'infant Philippe de Parme choisit pour son fils unique Ferdinand, âgé de 6 ans, un modèle d'éducation sans précédent. Désirant en faire un prince moderne, sa mère Louise Elisabeth , fille de Louis XV, lui donne pour instituteur l'élite des philosophes français. Convaincus que l'éducation fait l'homme, ils vont pouvoir expérimenter sur lui le bien fondé de la théorie des Lumières. Elisabeth Badinter raconte magnifiquement cette expériecne, qui va sa solder par un échac , en démontrant que les valeurs les plus justes peuvent s'inverser en leur contraire si le maître qui les transmet reste sourd au désir de l'enfant.

  • « Ces cinq essais n'ont d'autre but que de promouvoir la liberté et l'égalité des sexes. Des femmes, mais aussi des hommes, parce que les unes ne vont pas sans les autres. Ce combat-là s'appuie sur la conviction, je n'ose dire la démonstration, que la prise en compte de la ressemblance des sexes est théoriquement juste et politiquement libératoire. » É. B.Cet ouvrage réunit L'Amour en plus - Histoire de l'amour maternel (XVIIe-XXe siècle), L'Un est l'Autre, XY De l'identité masculine, Fausse route Le tournant des années 1990, Le Conflit La femme et la mère.

  • Cette deuxième partie est entièrement consacrée aux Encyclopédistes et à l'histoire. Plébiscités par l'opinion publique, ils doivent éprouver les valeurs d'indépendance d'esprit qu'ils exaltent au rang de leurs vertus morales. Différents problèmes internes et externes au groupe vont le faire voler en éclats à la fin des années 1750.

  • Les savants et les philosophes qui constituaient la République des Lettres écrivaient pour convaincre leurs pairs et dépendaient du pouvoir. Avec l'émergence, au milieu du XVIIIe siècle, d'une opinion publique de plus en plus puissante, le pouvoir changea de camp ; on vit naître chez les intellectuels trois " passions " qui font l'objet de cette trilogie. Dans les précédents volumes, nous avons vu les intellectuels solliciter les applaudissements du public puis revendiquer leur indépendance à l'égard des grands et un statut d'autorité morale. Dans ce dernier ouvrage, on observe la naissance de " la volonté de pouvoir " : au cours des années 1760, l'aura des philosophes est telle qu'ils sont de plus en plus courtisés par les souverains étrangers. Ils se rêvent conseillers du prince, voire souhaitent entrer en politique... Diderot, d'Alembert, Helvétius ou Voltaire vont mesurer, chacun à leur façon, les limites de leur pouvoir.

  • Elisabeth Badinter L'Un est l'Autre Dans L'Un est l'Autre, Elisabeth Badinter, l'auteur de L' Amour en plus, nous convie à une réflexion sur

  • Premier tome d'une saga sur les intellectuels français du XVIIIe siècle qui dessine la figure du savant en rupture avec la tradition cartésienne. Figure incarnée notamment par Maupertuis (qui dirigea l'expédition permettant de vérifier la théorie de Newton) ou d'Alembert dont le génie de mathématicien fut salué par ses pairs et qui devint une star dans l'opinion éclairée.

  • Il était grand temps de rendre à un intellectuel d'exception, philosophe et homme politique, la place éminente qui lui revient. Grâce à Elisabeth et Robert Badinter, c'est chose faite. Leur Condorcet répare une injustice trop longtemps perpétrée à l'endroit d'un homme éblouissant qui, justement, a consacré sa vie à combattre toutes les iniquités.
    Claude Servan-Schreiber, Marie-France.
    Intellectuel, philosophe, défenseur des Noirs, des Juifs, des femmes, abolitionniste convaincu et militant, et accompagné dans la vie par une femme aussi belle qu'intelligente, la célèbre Sophie à la tête bien faite, Condorcet ne pouvait qu'attirer le ministre de la Justice qui fit voter l'abolition de la peine de mort, et son épouse, philosophe, féministe et passionnée par le Siècle des Lumières.
    Michèle Gazier, Télérama.
    Que devient « un intellectuel en politique » selon le sous-titre de ce livre ? Est-ce une pensée qui s'altère ? Le Condorcet des premiers temps, celui d'Elisabeth Badinter, est-il le même que le révolutionnaire de 1789 étudié par l'ancien ministre de la Justice ? La question qui traverse ce livre n'a rien de théorique. Elle est intime, brûlante même. Et la réponse que donne ce Condorcet est lumineuse.
    Marianne Alphant, Libération.
    Les auteurs, sans doute parce qu'ils sont deux, se gardent d'intervenir en leur nom. Ils font oeuvre d'historiens, non d'essayistes... Mais quel beau travail, sobre, fouillé, habité de discrets élans, d'évidentes tendresses !
    Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde.

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