Dominique Glasman

  • Dans les quartiers populaires en particulier, il existe diverses formes de soutien scolaire proposées aux écoliers et collégiens en difficulté. Ces dispositifs d'accompagnement scolaire, d'accès gratuit à la différence des cours particuliers, ambitionnent d'offrir aux enfants et adolescents des milieux populaires les moyens de réussir à l'école.

    Animés par des bénévoles ou des professionnels, ils se veulent une réponse aux nouveaux enjeux scolaires et aux problèmes des "banlieues". Cette étude est à la fois un bilan de cette aide mise en place depuis vingt ans, son efficacité et sa spécificité par rapport à d'autres formes de prise en charge des jeunes, et une analyse des enjeux des séances dans les apprentissages scolaires et la préparation à l'entrée dans les savoirs. Elle traite également de l'engagement de ces " accompagnateurs scolaires ", de leur place dans l'institution et dans une politique éducative. Elle s'interroge sur ce que représente l'accompagnement scolaire proposé ou imposé à des parents qui n'ont pas pour autant " démissionné " de leur rôle.

    Table des matières Introduction Première partie : Scolarisation de masse, nouvelle question sociale, transformations des institutions. Construction de l'objet "accompagnement scolaire" 1 -- L'émergence de l'accompagnement scolaire comme question publique 2 -- "Soutien scolaire", "accompagnement scolaire" : les motes et les enjeux 3 -- Accompagnement scolaire et éducation populaire 4 -- Accompagnement scolaire et cours particuliers 5 -- L'accompagnement scolaire : vers l'institutionnalisation ?

    Deuxième partie : Acteurs, activités, enjeux 6 -- La professionalisation des "accompagnateurs scolaires" une double contrainte ? 7 -- L'accompagnement scolaire entre l'action caritative, le militantisme de quartier et l'institutionnalisation 8 -- Parents et accompagnement scolaire 9 -- L'accompagnement scolaire, artisan de rapprochement et scène de "médiation" entre parents et Ecole ? 10 -- Des espaces intermédiaires pour les jeunes ? 11 -- Les séances d'accompagnement scolaire et leurs enjeux 12 -- Effets des dispositifs d'accompagnement scolaire Conclusion

  • Mais oui, beaucoup d'adolescents d'aujourd'hui se plaisent à l'internat ! C'est pour eux un espace de travail et de sociabilité, dans lequel ils peuvent se construire.
    C'est le cas au moins de ceux et celles que leur éducation familiale et scolaire a dotés des dispositions nécessaires pour en apprécier le cadre et en accepter la règle. D'autres internes n'ont au contraire qu'un désir, celui d'échapper au plus vite à ce régime. Tous les élèves, toutes les familles, ne font pas le même usage de l'internat : il en est pour qui c'est d'abord un cadre de travail, d'autres auxquels il permet surtout de vivre selon un rythme plus paisible en s'épargnant de longs trajets, d'autres encore qui y cherchent surtout protection et contrôle.
    Contraints, par leurs parents comme par le contexte social et économique, d'accorder de l'attention au travail scolaire, les adolescents attendent de l'internat qu'il leur permette de satisfaire ces attentes; c'est ce qui est appelé dans ce livre une "demande d'institution".

  • Il y a certes très longtemps que les écoliers, les collégiens ou les lycéens passent un certain temps, hors de l'école, à travailler pour l'école : devoirs à la maison, cours particuliers, devoirs de vacances, accompagnement scolaire ; ce travail est parfois demandé par les enseignants ; mais il peut aussi procéder de la seule volonté des parents, ou de celle des élèves eux-mêmes, préoccupés par l'obtention des meilleurs résultats possibles, permettant de bien figurer dans ce qui est devenu une compétition scolaire. L'alourdissement des enjeux scolaires semble, depuis vingt ou trente ans, avoir contribué à rendre ce travail plus présent encore dans leur existence quotidienne. Le livre s'intéresse aux différentes formes de travail pour l'école, aux raisons de leur développement, aux performances scolaires qui en sont attendues et obtenues. L'ouvrage, basé sur un rapport remis au Haut Conseil de l'évaluation de l'école, s'appuie également sur un certain nombre de travaux de recherches, concernant la France ainsi que divers pays étrangers.

  • Les chercheurs et praticiens rassemblés abordent ce sujet autant du point de vue de la société, des générations que de celui propre à chaque individu : évolution du travail, rapports entre les générations, immigration, école, politiques et pratiques des formations.
    Table des matières Introduction, par Bernard Charlot et Dominique Glasman Travailler - Aller travailler - S'insérer - S'engager dans un processus d'insertion Bibliographie Première partie : L'insertion des jeunes : des questions nouvelles I. Réflexions sociologiques sur la notion d'insertion (Claude Dubar) II. Trente ans d'expériences et d'hypothèses sur la formation et l'insertion (Bertrand Schwartz) III. Jeunesse, insertion et condition juvénile (Gérard Mauger) Deuxième partie : L'insertion, problème des entreprises ?

    IV. Qui veut l'insertion? (Dominique de Calan, Nicole Carlier, Annie Vinokur) V. Quelles formations pour les nouvelles organisations? (Valérie Hellouin) VI. Insertion professionnelle: construction empirique ou objet d'analyse ? (Valérie Canals) VII. Les formations complémentaires d'initiative locale (FCIL) comme opération de médiation « école-entreprise» (Bénédicte Gendron) VIII. L'accueil d'un jeune en entreprise, quel tutorat ? (Luc Pasquier) Troisième partie : « Inséreurs » et « insérables » IX. Vers une nouvelle mission des organismes de formation dans les dispositifs d'insertion des jeunes (Laurence Leguay et Jacki Choplin)

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