Langue française

  • "Avec le ton délicieusement badin d'un P.G. Wodehouse, Daniel Rocher trousse un road story piquant, vu derrière des lunettes à double foyer. Le voyage ressemble à un pèlerinage sur les hauts lieux d'une vie dérisoire qui s'achève " aussi naturellement, aussi simplement que le soleil, visible ou invisible, se laisse descendre dans la mer " " Pierre-François Moreau L'Evénement du jeudi, juin 2000. "Il est facile de présenter un auteur en le comparant à un autre. Pourtant, dès la première phrase : " Il s'appelait comme il pouvait, c'est-à-dire Félix Raminet ", Marcel Ayrné s'impose, bien que M. Raminet ait son caractère propre et Daniel Rocher un style et une imagination qui ne doivent rien à personne. La comparaison se limite à l'atmosphère du récit où l'insolite et l'ordinaire se confondent au cours des rencontres que tait ce juriste à la retraite qui, à 66 ans, achète sa première voiture" Pierre-Robert Leclerck Le Monde, 2003

  • La croisette s'amuse

    Daniel Rocher

    Bien sûr qu'elle s'amuse, La Croisette ! Mais pas tous les jours.
    Et au Carlton, ce n'est pas tous les jours la vie de palace.
    Et le hasard ne fait pas toujours bien les choses. Quand il décide de faire se rencontrer Woody Allen, le Prince de Galles et la duchesse de Cornouailles, un avocat encore vert, une jeune femme déjà mûre, deux tueurs brésiliens, un vieux juge irascible, un flic impassible, un couturier bulgare et un traiteur bien de chez nous, tout ce beau monde se demande ce qui lui arrive. Le tourbillon de la vie, du coup, fait sauter les compte-tours. Mais, puissant ou misérable, obscur ou glorieux, chacun n'est jamais que dans sa barque. Même s'il y invite des amis, il est responsable du cap.
    Nous sommes tous des chasseurs de rêves. L'avenir est giboyeux, croyons-nous ! Sus à tous nos projets ! Entre le cocasse et le tragique, le tangage ne s'arrête pas parce que la vie continue et qu'elle nous inflige son désordre à chaque fois qu'on essaie d'y voir clair.
    Cannes, Paris, Londres : ici ou ailleurs, ce roman raconte des destins qui sont les nôtres. Ils se télescopent, éphémères comme le défilé de mode de la soirée de gala, têtus comme les petits ambitieux, grandioses comme les visions généreuses. Les rencontres voudraient avoir un sens avant de se transformer en séparations. Le bonheur de l'été, la douceur des automnes, le comique des hommes, les menaces du temps, c'est le décor où nous allons poursuivre notre ritournelle : nous jouons des mots comme un berger prend sa flûte pour que, le corps lourd, il garde le coeur léger.

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