D' De Kabal

  • Chants barbares se composent de 7 pièces. Elles peuvent être lues comme 7 actes, 7 chants, 7 tableaux... Plusieurs peuvent se monter ensemble, chacune peut être l'objet d'un seul spectacle. Monologues, pièces dialoguées, soliloques, récits : Chants barbares est un objet original, mêlant politique, musique et poésie. À l'image de son auteur, qui aime à mélanger les genres, Chants barbares surprend par son style éclectique. Tour à tour, il raconte l'esclavage, la misère, la trahison, l'amour, la rage. Chants, cris, appels à la révolte, hymne à la vie. Langue rythmique, propos aussi actuels qu'universels.
    Par l'utilisation d'un imaginaire bien à lui, l'auteur nous fait entendre sa voix, ses voix et ses histoires prennent vie.

  • Agamemnon

    D' De Kabal

    « Vous êtes mes témoins, en suivant la piste, j'ai flairé puis déterré des crimes plus vieux que vos enfants. Car sous ce toit vit ce choeur uni mais dissonant, qui jamais ne dit du bien d'autrui, ce choeur qui, ayant bu de larges goulées de sang d'homme, s'en trouve plus excité encore. Résidentes dérangeantes mais qu'on ne peut déloger : les Erinyes familiales.
    Agrippées, comme la vermine, à chaque mur de la demeure, elles fredonnent l'ode au crime fondateur, puis vocifèrent à l'endroit du frère dont le lit devint cruel à celui qui osa le souiller.
    Si je suis un archer, mon trait a-t-il atteint la cible, ou bien l'a-t-il manqué ? Suis-je une fausse devineresse qui va et radote de porte en porte ? Ne nie pas ce qui est.
    Il t'est impossible de jurer que j'ignore quels crimes atroces ont été perpétrés ici même, sous ce toit, ces crimes sanglants qui dorment dans vos mémoires. »

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  • Né en banlieue parisienne dans une famille originaire des Antilles, c'est dans ces racines que D'de Kabal puise une grande part de son inspiration.

    Co-fondateur du groupe Kabal qui a marqué la scène rap entre 1993 et 2000, D'de Kabal s'investit par la suite dans différents domaines artistiques, du théâtre au slam en passant par la danse et l'écriture.

    Publication des textes qui composent les six albums de D'de Kabal.
    Plus d'une décennie de RAP !

    Contes ineffables.
    Incassable(s).
    Autopsie d'une sous-France.
    (Re)fondations.
    Soliloques du chaos.
    Point limite zéro.

  • Orestie

    D' De Kabal

    Ni les mots déchirés à son père, ni les supplications, ni son âge virginal / Ne sont parvenus à freiner l'ardeur des chefs de guerre. / Après une prière, le chef des chefs ordonna qu'on la saisisse et qu'on la porte à l'autel, / Pareille à une chèvre. / Elle, donne l'impression de vouloir s'enfouir sous sa robe, / Déploie ses forces de presque femme et racle de ses doigts, si fins qu'ils se disloquent et se retournent, la terre rêche, témoin de l'innommable. / Lui, commande qu'on l'arrache du sol, Qu'on verrouille ses lèvres délicates avec un bâillon, qu'on étrangle sa bouche, / De sorte que ses cris s'étouffent et que ses imprécations ne viennent pas salir la demeure familiale.
    Poésie populaire, voix alternative, antisociale ou politique, le hip hop a depuis longtemps avec ses images, ses sons et ses propres mythes un rôle de perturbateur et de subversion comme l'eut la tragédie grecque en son temps.

    Si Agamemnon et les Choéphores sont adaptées par D' de Kabal, les Euménides ont fait l'objet d'une totale réécriture. Les questions posées par Eschyle à travers cette histoire de vengeance, de malédiction et de jugement témoignent des mêmes interrogations que celles dont est porteur le rap et esquissent dans son dénouement les traits d'une communauté harmonieuse capable de traiter tous ses enfants de la même façon.

  • (...) je lis vos questions et je me sens... insignifiant... tout petit... j'aimerais ne pas avoir déclenché tout cela, j'aimerais qu'on arrête... et que je me repose enfin... que j'oublie... les insomnies, l'asociabilité, le doute permanent, la peur d'entrer en contact, la suspicion tout le temps et partout, le gouffre dans ma tête et dans mon ventre... Vos questions, même si ce n'est pas là leur but, continuent de me détruire... Mais... j'ai besoin d'aller au bout du processus. Arrêter de me taire. (...)

  • C'est le port du Havre qui prend la parole dans ce somptueux texte rauque, enflammé et engagé, qui retrace cinq siècles de départs, de voyages, de morts, d'exploitation, de commerce, de travail, de luttes, d'adieux et d'espoirs. Ce poème-fleuve en vers libres est mis en voix et en musique par le rappeur et slameur D' de Kabal et ses complices du groupe Trio-Skyzo-Phony.

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