Corinne Larrue

  • Comment l'État ses représentants locaux, le élus territoriaux et les différents groupes de pression intègrent-ils cette nouvelle donne dans la conception et la mise en oeuvre des politiques publiques ? Ce nouvel arrangement conduit à s'interroger sur la façon dont sont initiées les politiques publiques d'environnement.

  • Les transformations des systèmes de production, de transport et de distribution de l'énergie vers des modes d'organisation et de fonctionnement plus durables sont l'une des grandes évolutions structurelles du début de ce siècle. Catalyseur de cette dynamique, la notion de «?transition énergétique?» suscite de nombreux débats sur la pluralité de ses acceptions et interpelle de plus en plus le monde de la recherche. En effet, changer plus ou moins progressivement de système énergétique demande des innovations technologiques, territoriales et sociétales permettant de mieux exploiter les énergies renouvelables, de mieux (et souvent de moins) consommer l'énergie et, surtout, de réduire les nuisances territoriales. Malgré les injonctions des instances internationales (agences onusiennes, ONG environnementales, Commission européenne, etc.) qui véhiculent des discours relativement convergents, force est de constater qu'une grande hétérogénéité de pratiques se déploie. Cette remarquable convergence des discours à l'échelle mondiale sur la nécessaire transition énergétique dissimule mal les controverses et les conflits nécessaires à sa mise en oeuvre locale.
    Le présent ouvrage aborde ces divergences et interroge les dynamiques de changement à l'oeuvre dans les pratiques de production énergétique en présentant des cas d'étude inscrits dans des contextes sociopolitiques, économiques, culturels et techniques variés et faisant état de processus de transitions énergétiques diversifiés (bourse des émissions de carbone, développement éolien, grands barrages ou encore stratégie énergétique régionale).

  • Cet ouvrage travaille l'hypothèse selon laquelle les territoires d'action que sont, dans le domaine de l'urbanisme, la délimitation de périmètres d'intervention et de prescription, jouent un rôle renforcé dans la construction des relations à l'espace des acteurs publics, des habitants et des usagers. L'étude de ces processus de qualification de l'espace permet ainsi d'interroger certaines modalités de (re)territorialisation.

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