Claude Villers

  • « Spectacle... un tribunal est un spectacle. C'est en pensant à cela qu'est né "Le Tribunal des flagrants délires", le 15 septembre 1980, sur France Inter. À cela et à mes souvenirs de jeune journaliste débutant en "chiens écrasés", c'est-à-dire en argot de métier les séances de "flags" ou flagrants délits dans les palais de justice de la République : des audiences bâclées où sont jugés à la chaîne les malfrats et autre menu fretin pris sur le "fait de leurs méfaits", la veille...
    Mais dans tribunal, il y a aussi tribune. Comme dans les procès plus "haut de gamme" où chacun a le temps de s'exprimer.
    Enfin, c'est la théorie. Dans notre juridiction radiophonqiue, cela dérape souvent. Les chefs d'accusation et les questions du président Claude Villers se révèlent des plus farfelus, le réquisitoire du procureur Pierre Desproges ou la plaidorie de l'avocat Luis Rego n'ont quant à eux souvent qu'un lointain rapport avec l'inculpé... Pourtant on s'y croirait jusqu'aux moindres détails de menuiserie dans ce décor du studio public (105 ou 106) où s'entassent environ trois cent cinquante personnes. Et durant les deux saisons d'existence du "Tribunal" défileront sur le "banc d'infamie" de Coluche à Jean-Marie Le Pen en passant par Juliette Gréco, Frédéric Mitterrand ou Yannick Noah, la fine fleur des arts, de la télévision et de la politique... » Claude Villers.

  • «Ce livre raconte la passion d'un homme - l'auteur - pour le monde arctique. La neige, la glace, le vent, la solitude gelée, les ours polaires, les renards blancs, les morses, les phoques... à travers ses voyages sur différents bateaux dans cette région, l'une des dernières à l'état sauvage de notre terre.
    Ce sont aussi ses rencontres avec d'autres passagers de ces navires, scientifiques ou Inuits vivant dans ces déserts blancs parmi les icebergs et cette banquise qui, peu à peu, disparaît.
    Le Groenland, le Svalbard (Spitzberg)... Pourquoi et comment? Le pôle Nord fascine toujours. Si certains de ses pionniers vivent encore, beaucoup d'autres sont morts et leurs vaines et souvent tragiques tentatives parsèment ce récit...
    Là-bas (ou là-haut puisqu'il s'agit du Nord du Nord) on peut faire le tour de la Terre rien qu'en pivotant.
    Plus de points cardinaux pour s'y raccrocher.
    Là-haut, il n'y a plus de saisons.
    Mais cet univers si particulier est en train - paraît-il - de changer rapidement. Alors il faut en profiter tant qu'il existe.
    Sinon, il ne nous restera plus que les mots pour rêver. Déjà les empires internationaux s'en emparent et le dénaturent.»

  • « Ce n'est ni un guide ni un livre d'Histoire, mais d'histoires, et avant tout un récit de voyage ou plutôt de voyages : "Paris à travers les âges". Voyages d'un petit garçon, d'un adolescent devenu adulte en marchant au long des rues de la capitale, de Vaugirard à Rochechouart, de Grenelle à Passy, de Pigalle à Ménilmontant, des Halles à Montparnasse, de la Bastille à Saint-Germain-des-Près. Les rues de mon Paris sont forcément balayées par le vent, l'averse, la neige, elles serpentent, montent et descendent, totalement engorgées d'autobus, de camions, de charrettes de marchandes des quatre-saisons, emplies de secrets, de mystères, de crimes de faits divers à raconter. C'est l'aventure des communards, des bâtisseurs du métro, des meurtres, des barrières, des "fortifs", des magiciens d'un jour, des cinémas disparus, des fêtes foraines, des amours oubliées... Un Paris inconnu parfois même des Parisiens, qu'on ne peut connaître qu'en musardant, qu'en fouinant un peu partout. C'est pourquoi je suis revenu arpenter les rues de mes souvenirs. Sans nostalgie mais non sans mélancolie, en véritable piéton de Paris... » Claude Villers.

  • Fernandel, Bourvil, Pierre Dac, Francis Blanche, Fernand Raynaud, Louis de Funès, Coluche, Jean Yanne, Pierre Desproges, Jean Carmet, Thierry Le Luron, Raymond Devos... Ils sont morts trop tôt, mais sont restés vivants dans nos mémoires. Textes ciselés, jeux de mots, imitations, grimaces... au cinéma, au théâtre comme au music-hall, moquant nos travers, ils nous ont surpris, agacés, émus. Mais que sait-on des grands comiques? L'image joyeuse que l'on se fait des humoristes est bien souvent éloignée de la réalité de leur vie. Au fil des anecdotes, Claude Villers et Christian Clères retracent le parcours de chacun. Otant le masque du saltimbanque, ils nous font découvrir ces maîtres du rire dans leur réalité, leur génie et leurs doutes.

  • Phénoménal, inoubliable Francis Blanche ! Disparu quelques jours avant ses cinquante-trois ans, en 1974.
    Bien trop tôt. Recordman des vies parallèles et des talents multiples, travaillant énormément, dormant peu, écrivant sans cesse, Francis Blanche réussit dans tous ses domaines de prédilection. Auteur de plus de 600 chansons (de Débit de lait, débit de l'eau, écrite à vingt ans pour Trenet, au Prisonnier de la tour, pour Piaf), acteur de quelque 120 films (de Babette s'en va-t-en guerre, avec Brigitte Bardot, à Belle de jour, avec Catherine Deneuve, en passant par Les Barbouzes et, bien sûr, Les Tontons flingueurs), créateur - avec Pierre Dac - de l'immortel feuilleton radiophonique Furax et de l'inénarrable sketch " Saar Rabindranath Duval ", inventeur du canular téléphonique, Francis Blanche ne sait pas se retenir, se restreindre, ni choisir le meilleur du mieux.
    Harcelé par les huissiers, le percepteur, poursuivi par les femmes ou les fabricants de " navets " à la chaîne, il va s'épuiser à rembourser ses succès. Rideau !.

  • Un étroit plateau désertique au sommet d'une haute falaise face aux démoniaques et imprévisibles tempêtes de l'océan glaciaire Arctique.
    Le point le plus extrême au nord de l'Europe. Plus loin, il n'y a que la banquise du pôle Nord ! Au nord du monde raconte comment tous les jours, depuis plus d'un siècle, les navires de l'Hurtigruten (prononcez Ourtigroutenne) - l'Express côtier -, créé au XIXe siècle, relient, depuis Bergen, la Norvège à son nord du Nord, visitant les villes et villages de pêcheurs oubliés, contournant ce redoutable et redouté cap Nord jusqu'à Kirkenes, à la frontière russe, sur la mer de Barents.
    Nous sommes très loin des croisières organisées sur des paquebots blancs immaculés et aseptisés. Ici, pas d'" activités dirigées " à bord, de casinos ou de palaces flottants, de tenue de soirée. On vient comme on est. Un voyage nature, sans chichis ni fanfreluches, qui permet de se retrouver seul face à son existence parfois cabossée. Une sorte de " monastère maritime ", où chacun cabote entre les écueils de sa vie ou de celles et de ceux qui vous entourent.

  • Élisée Reclus concilia sa vie durant son métier de géographe à ses engagements politiques anarchistes. Et même si la reconnaissance universitaire ne vint guère en son temps, il reste l'un des plus brillants géographes et laisse une oeuvre considérable, notamment avec La Nouvelle Géographie universelle. L'ouvrage, qui pose les fondements de l'exploration universelle, montre aussi un appétit de connaissance insatiable chez l'auteur et replace l'homme au sein même de la géographie. Claude Villers, grand voyageur et écrivain, livre ici un commentaire éclairé sur ce travail de toute une vie, sur l'exploration des temps modernes et sur son propre parcours d'homme du monde.

  • Une plongée dans la vie quotidienne à bord du France, fourmillant d'anecdotes savoureuses et véridiques. Une chronique intime de la vie sur ce géant des mers que personne n'a oublié. Les rapports de voyage du France (notes des capitaines et commissaires de tous les services à chaque retour) livrent une mine d'anecdotes croustillantes, de faits étonnants, de détails émouvants ou savoureux qui nous replongent dans la grande époque des transatlantiques. Qu'elles concernent la vie du bord, les problèmes d'intendance, les incidents de passagers, les questions de budget, les rivalités avec le Queen Mary, elles sont drôles, désuètes, pertinentes, tendres, techniques, délicieuses, et constituent un reflet du quotidien à bord d'un géant des mers.En 1996, Claude Villers et Christian Clères avaient écrit ensemble le best-seller France, un rêve de géant. Mais ils n'avaient alors pas tout dévoilé... Se replongeant dans les rapports des 377 voyages transatlantiques, 93 croisières et deux tours du monde agrémentés des souvenirs personnels de Claude Villers, les auteurs reconstituent, le temps d'une traversée entre Le Havre et New York, la vie intime à bord du France, piochant à loisir dans les extraits des journaux de bord, citant les anecdotes les plus savoureuses, pour une plongée inédite dans le quotidien du célèbre paquebot.

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