Policier & Thriller

  • L'exequatur

    Marc Boulet

    • Rivages
    • 30 Août 2006

    Jusqu'à un fatal jour de juin 2003, le journaliste Luc H. ignorait tout de ce terme juridique barbare qui allait lui gâcher la vie. Ce jour-là, un vendredi, il reçoit un pli recommandé provenant du cabinet d'un certain maître Pignon. Une grosse enveloppe en papier kraft, qui contient une trentaine de feuillets accompagnés d'une lettre de mise en demeure ainsi rédigée : " Je suis le conseil des assurances Mondinvest, assureur de l'agence de presse Koman. Aux termes d'un jugement rendu par le tribunal civil de Rome, le 6 octobre 1994, vous avez été condamné à rembourser à la société Koman le montant qu'elle a versé en garantie au magazine Perché, suite à l'indemnisation par celui-ci du préjudice de Carlo L. " En bref, Luc est tenu de payer sous huit jours la somme de 172 496,60 euros, dont il ne dispose évidemment pas.
    Passé le premier moment d'incrédulité et de panique, il cherche à comprendre quel enchaînement de faits a pu aboutir à cette conclusion hallucinante. C'est alors qu'il se souvient d'un reportage vieux d'une vingtaine d'années, réalisé à l'époque où il débutait. Un grand hebdomadaire parisien l'avait chargé d'une série d'enquêtes ; l'une d'elles l'avait conduit aux Philippines, sur la piste du tourisme sexuel. C'est ainsi qu'il avait rencontré Carlo, un " habitué " de ce genre de pratiques, qui non seulement n'avait manifesté aucune réticence à témoigner, mais avait complaisamment accepté de se faire photographier en compagnie de mineures, espérant accéder à une forme de " célébrité ". Le reportage était paru, puis avait été reproduit à l'insu de Luc dans le magazine italien à gros tirage Perché. Et là, coup de théâtre : le dénommé Carlo, ayant entrevu une possibilité de gain non négligeable, avait attaqué le magazine pour atteinte au droit à l'image, déclenchant une véritable réaction en chaîne. Le magazine s'était retourné contre l'agence de presse Koman qui s'était elle-même retournée contre Luc, condamné par contumace par la justice italienne, suite à une procédure dont il n'avait même pas soupçonné l'existence.
    Pour Luc, cette condamnation est un véritable séisme. Son seul espoir réside dans le fait qu'aucun juge français n'accordera l'exequatur permettant d'appliquer une telle décision. C'est sans compter avec un fonctionnaire à la fois négligent et rigoriste. La vie de Luc bascule dans un cauchemar kafkaïen. Au fil des jours, il perd pied, se sentant à la fois trahi par Carlo et floué par une machine administrative aveugle qui n'a de justice que le nom. Lorsque, au bout du rouleau, sa femme finit par se suicider, Luc n'a plus qu'une idée en tête : venger sa mort, se venger de l'injustice qui a détruit son existence.
    Mêlant habilement des faits réels à la fiction, le journaliste Marc Boulet signe un premier roman troublant sur l'absurdité du monde juridique et la notion de vengeance, qui n'est pas sans évoquer Le Couperet de Donald Westlake.

  • Le lagon bleu de Sabang, sur une île des Philippines... C'est l'endroit de rêve où Marc B., un ancien journaliste français, et Jade, sa femme chinoise, s'établissent avec Roger, un ex-militaire fumeur de joints, qui communique avec les extraterrestres. Ensemble, ils achètent le Paradise, une discothèque un peu spéciale où les hôtesses font payer cher la consommation aux touristes de passage. Un paradis tropical qui rapporte autant qu'une mine d'or... jusqu'au jour où Marc B. retrouve l'une des filles assassinée. Quelques mots tracés avec le propre sang de la victime désignent Roger comme le meurtrier. Le vrai cauchemar commence.
    Entre les Philippines, la Thaïlande et la Chine, un thriller vénéneux sur fond de capitalisme sauvage. Une plongée en apnée dans les bas-fonds de l'Asie, par l'un des meilleurs écrivains-voyageurs d'aujourd'hui.

  • « JE SUIS UN MONSTRE. Je suis un assassin. Peut-être avez-vous entendu parler de mes crimes dans la presse ? Toutefois, mon nom, Marc B., ne vous dit sans doute rien, puisque la police n'a jamais réussi à nous identifier mes complices et moi... » Au départ simple caméraman pour films pornos, Marc B., un Français expatrié à Hong-Kong, ne tarde pas à arrondir ses fins de mois en faisant de la contrebande d'or, de bijoux ou de drogues. Il faut dire que l'Asie en plein boom offre tellement d'opportunités à qui sait se montrer un peu débrouillard ! De fil en aiguilles, de Chine en Inde en passant par la Thaïlande, Marc B., happé par l'ambiance corruptrice de l'Extrême-Orient, va s'enfoncer dans une perversité de plus en plus vénéneuse jusqu'à perdre tout sens moral. C'est que dans ce domaine-là aussi, les dragons asiatiques sont à la pointe du progrès...

  • Avec son épouse Jade, étudiante pékinoise rencontrée lors des manifestations de Tienanmen en 1989, Marc B., journaliste français, se reconvertit dans le négoce des organes prélevés sur les condamnés à mort. Plus il y a d'exécutions, plus Transplantations Sans Frontières, leur agence médicale, prospère. Une vraie mine d'or... Sauf que Marc B. ne s'en satisfait pas. Il a découvert l'existence de Shambhala, un lieu fabuleux situé quelque part dans le sous-sol chinois, et décide d'en découvrir la voie d'accès... Un inquiétant voyage initiatique, du Tibet à la Mongolie, en passant par Pékin et les couloirs de la mort chinois.

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