Benjamin Coriat

  • Au coeur de ce livre, la rencontre de deux grands récits : celui de l'Anthropocène, dont nous mesurons chaque jour davantage l'ampleur et la gravité des destructions qu'il inflige à notre planète, et celui des communs, tout autre, presque son opposé, sa forme polaire. Car, qu'il s'agisse de l'emprise sur la nature ou des relations entre humains, ce que porte le mouvement des communs se présente comme une nouvelle façon d'habiter le monde, de s'y lover pour le préserver et, par là même, d'assurer notre propre survie.

    Au-delà d'une gouvernance renouvelée du monde naturel, il s'agit de repenser l'action publique elle-même et de faire de nouveau des services publics de véritables biens communs. Se nourrir, se loger, se soigner, se déplacer, s'éduquer : voilà désormais les pôles d'activité autour desquels l'économie et la société doivent se recomposer, pour le service du bien commun.

    Ce livre n'est pas un livre de recettes. En ces temps de troubles extrêmes, il entend inviter à prendre du champ, de la hauteur. Il trace une voie. Afin que tout redevienne possible.

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  • Le retour des communs & la crise de l'idéologie propriétaire Sous la direction de Benjamin Coriat Alors même que la notion de droits « exclusifs » reconnus au propriétaire individuel connait depuis quelques trois décennies une phase de durcissement et d'extension continue à de nouveaux objets (vivant, logiciels, semences, médicaments, savoirs traditionnels,....) on assiste, comme s'il s'agissait d'une « contre-tendance », à la montée de revendications et de pratiques pour mieux garantir différents types de « communs » conçus et administrés par des collectifs d'acteurs aux configurations multiples.
    C'est ainsi que les « communs », qui consistent non en une négation du droit de propriété mais en des formes nouvelles de partage et de distribution des attributs de ce droit (sous la forme de droits d'accès, d'usage, de prélèvement ...) entre différentes parties prenantes, connaissent aujourd'hui un formidable regain. Les nouveaux communs qui tirent leur origine de formes très anciennes de droits « communaux » (garantissant l'accès à l'eau, aux pâturages, aux moulins à grains pour les communautés villageoises.), ouvrent ainsi des espaces neufs et permettent de repenser radicalement le droit de propriété tel qu'il était conçu et prévalait jusqu'ici. Des logiciels libres aux licences creative commons permettant l'accès et le partage des créations artistiques ou scientifiques au plus grand nombre, des plateformes ouvertes permettant l'autopartage des biens les plus variés aux garderies auto-gérées. Les communs se présentent aujourd'hui comme autant de solutions à la crise de l'idéologie propriétaire et à l'exclusivisme qui lui sert de fondement.
    Cet ouvrage est basé sur des recherches et des enquêtes qui se sont étendues sur plus de trois années et qui ont mobilisé près de vingt chercheurs en France comme à l'étranger. Il présente et explore à partir d'études de cas, d'investigations historiques ou de réflexions menées auprès des différents acteurs, la multiplicité des alternatives que proposent aujourd'hui les communs et l'économie du partage face aux impasses et apories de l'économie financiarisée dans laquelle nous sommes englués.

  • Le Fordisme et la production de masse à l'âge de l'électronique.
    La fin du Fordisme, l'affirmation d'un nouveau système technique inaugurent, soutient-on dans le prologue qui ouvre cet ouvrage, une nouvelle conjoncture historique.
    Sous le nom de technologies de l'information, dont le Robot est pris comme figure emblématique, une révolution silencieuse opère. Par une série de contagions majeures, c'est le système entier de la production de masse qui va s'en trouver bouleversé.
    Une série renouvelée d'exigences, mais aussi d'opportunités en naîtra. Partir de l'atelier, pour examiner la manière dont le Fordisme affronté à l'âge de l 'électronique se trouve désassemblé, puis recomposé : tel est en bref l'objet de cet ouvrage.
    De bout en bout et de manière délibérée, la préoccupation est prospective. Pour marquer la diversité des avenirs possibles, en guise d'épilogue, trois scénarios sont proposés qui tracent les contours des différentes configurations "post-fordiennes " qui se nouent sous nos yeux.

  • Detournement de fond Nouv.

  • Le débat sur les biens communs, la question de leur préservation, pour nous même comme pour les générations futures, occupe désormais de plus en plus l'espace public. Le climat, l'atmosphère, l'eau, la biodiversité... mais aussi la santé, la connaissance ou l'éducation sont régulièrement désignés comme des « biens communs » auxquels il faut garantir l'accès de tous, tout en préservant leur qualité. Pourtant il faut l'admettre, autour des questions posées règne une grande confusion. Comment définir un bien commun ? Comment assurer sa gouvernance de telle manière qu'il soit à la fois partagé et préservé ?

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