Arnaud Le Gouëfflec

  • Dans la « vraie vie », c'est pas tous les jours facile pour Noémie. Comme tous les timides, elle est souvent seule. Mais dans son monde imaginaire, elle est PIRATE PATATE, la Terreur des Sept Mers, et elle commande un équipage de durs à cuire ! Jusqu'au jour où s'embarque un passager clandestin...

  • Alors qu'une tempête d'apocalypse s'apprête à frapper Brest, Jean Person, militant de la cause des sans-papiers, disparaît. Léo se retrouve plongé dans un cauchemar mystique... et climatique.

  • L'irrésistible

    Arnaud Le Gouëfflec

    • Ginkgo
    • 18 Juin 2009

    Albert Lampion est l'Irrésistible. Un beau matin, à son corps défendant, il est subitement devenu séduisant à l'extrême, et fait depuis chavirer tout ce qui porte jupon: «Je ne peux pas faire un pas dans la rue sans que l'amour frappe autour de moi, comme une grêle de balles.» Sa vie est devenue un enfer. Traqué par les maris, les femmes jalouses, les détectives privés et même la Police, il n'a plus qu'un seul recours: Johnny Spinoza.
    La question est: qu'est-il arrivé à Lampion? Pourquoi un type aussi anodin s'est-il métamorphosé du jour au lendemain en un redoutable tombeur?

  • L'ivresse est un monde clos, qui ouvre par en haut sur les étoiles.
    On y circule émerveillé, car tout y brille, tout y fulgure, tout est plus beau qu'en vrai. les absences y sont des gouffres, les retrouvailles des renaissances. l'ivresse, c'était l'écrin qui recelait la perle de notre amitié, le pur joyau qu'on avait façonné et poli, massue et moi, avant que tout ne s'effondre.

  • « Il y a quelqu'un ?
    Sur la commode, j'attrapai mon revolver. Était-il chargé ? Je n'ai même pas pris la peine de le vérifier. Sans doute que non. De toutes façons, je ne sais jamais où j'ai fourré mes balles.
    A pas lents, hésitants, je m'approchai de son bureau comme un convalescent. Je tournai la poignée et ouvris d'un coup, canon pointé.
    Au fond, le lit vide, à demi noyé dans l'obscurité. La lumière qui l'éclaboussait venait du dehors. Les rideaux, les volets n'étaient pas fermés. C'est l'un d'eux qui cognait. Par la fenêtre ouverte, je le voyais battre sa mesure désordonnée, au gré du vent. Ce rectangle livide me glaça les sangs.
    C'est comme ça que j'appris que Cunégonde aimait faire le mur ».

    Que devient un détective privé quand sa secrétaire disparaît ?
    Pauvre Johnny Spinoza, il fallait y penser avant. Tu le savais : Cunégonde sort la nuit. Elle passe par la fenêtre et ne revient qu'au petit jour. Mais tu croyais délicat de ne pas être indiscret. Jusqu'au jour où le petit matin t'a trouvé seul et sans réponses.
    Où est-elle ? Qu'allait-elle bricoler là dehors ? L'a-t-on enlevée ? S'est-elle simplement volatilisée ? Peut-être qu'on peut se dissoudre dans la nuit...

    Pauvre Johnny. Que faire ? Fouiller dans le passé de la belle, retourner ses tiroirs pour y trouver l'accroche d'un indice ? Ou plonger à ton tour dans les ténèbres ? Commence pour toi un ballet de silhouettes et de néons qui transforme la ville en un théâtre d'ombre. La nuit est un monde à part.
    Les immeubles prennent des proportions, les rues s'enfoncent entre les lampadaires. Des êtres différents, aux préoccupations différentes de ceux du jour, sortent de leur tanière. Il faut croire que Cunégonde était des leurs. Tu commences à comprendre, Johnny, ce que « secrétaire » signifie : non pas juste dactylographe ou archiviste. Cunégonde gardait des « secrets », et le faisait si bien. Trop bien peut-être...

  • Le Québec mou est un vrai-faux guide de voyage, mettant en scène un « voyageur préhistorique » portant un regard naïf et humoristique sur la société contemporaine.
    Arnaud Le Gouëfflec a rapporté les photographies présentes dans ce livre à la suite d'un voyage au Québec. Ces photographies sont le point de départ de 17 courts textes humoristiques évoquant, à la manière d'un guide touristique, le Québec. Le Québec mou met en scène un « voyageur préhistorique » portant un regard naïf et absurde sur notre société contemporaine et la culture d'une région, le langage, ses traditions et les bizarreries des situations.
    « Qu'est-ce qu'un guide touristique préhistorique ?
    Un petit outil précieux et décalé qui vous permettra de sortir des sentiers battus sans quitter votre fauteuil. Un petit opus formulé surtout pour voyageurs immobiles et grands rêveurs. En moins de vingt textes courts et autant de photos, Arnaud Le Gouëfflec arpente quelques rues et quelques routes avec une fausse naïveté qui pourrait rappeler celle de Vian ou de Michaux. Il s'étonne, entre autres, de voir les Québécois vouer un culte assez étrange à Poutine et s'interroge sur leurs subtilités de langage.
    Un dépanneur du coin, c'est quoi ? «Du signifierait donc moins que ce dépanneur est installé dans le coin (ce qui à la réflexion est assez évident, puisqu'il est là, à quelques pas) qu'il ne souhaite dépanner que ses concitoyens, et encore, ceux qui sont logés dans le même coin que lui.» C'est drôle et subtil sans être précieux pour autant. Vous savez dorénavant ce qu'est un guide touristique préhistorique. » Benoît Broyart

  • les discrets, ce sont tous ces gens (vous, peut-être) que l'on oublie de servir quand ils s'assoient à la table d'un café ou lorsqu'ils entrent dans un magasin.
    parce qu'ils sont précisément... discrets !
    dans le roman d'arnaud le gouëfflec, les discrets ont formé une société secrète (fatalement !) pour cultiver leur art de l'esquive et vivre dans notre monde comme s'il était un autre.
    sauf que quelqu'un les a repérés et commence à les éliminer, un à un.
    le détective privé johnny spinoza devra apprendre à devenir lui-même discret pour traquer l'insaisissable assassin !

  • Le Colonel était un prodigieux conteur, meilleur que la Shéhérazade des Mille et Unes Nuits. Son truc, c'était l'Inde des nababs et des maharadjas. Il pensait qu'à ça. Quand il avait un coup dans le nez, il parlait de choses exotiques et lointaines et tous les films du monde prenaient alors un coup de pâle. Il avait de la couleur dans le langage et de la musique dans la voix. Mais les contes, ça suffit pas toujours.
    À un moment, il faut faire de sa vie un morceau de bravoure et ouvrir la porte des rêves. Avec un pied de biche, s'il le faut.

  • La bible de la musique indépendante !
    Ces hommes et ces femmes ne sont pas connus du grand public et pourtant, leurs oeuvres ont bouleversé l'histoire de la musique. Pour remettre sur le devant de la scène des artistes dont la popularité n'égale pas l'influence, Arnaud Le Gouëfflec et Nicolas Moog nous content les histoires de ces fabuleux créateurs. Parmi eux, (re)découvrez le génie sensible et maniaco-dépressif Daniel Johnston, la reine péruvienne de l'exotica Yma Sumac, l'improbable SDF aveugle Moondog, les chineurs classieux de The Cramps, la légendaire Patti Smith et tellement d'autres... Véritable bible illustrée de la scène musicale underground, cette anthologie de 50 récits biographiques invite à découvrir des maestros méconnus, géniteurs de chefs d'oeuvres sous-écoutés. Destiné aux érudits comme aux simples curieux, Underground parvient par ses nombreuses anecdotes et son sens du récit à ouvrir les portes d'incroyables mondes personnels et sonores. Plus important encore - car sens premier de l'ouvrage finalement - ces pages vous donneront envie d'aller plus loin et d'écouter tous ces trésors oubliés.

  • Mondo Reverso est un western transgenre. Les hommes sont des femmes, les femmes sont des hommes. Dans l'Ouest sauvage, Cornelia, desperadette au cuir bien tanné, fait la rencontre d'un joli petit lot, Lindbergh, homme au foyer en cavale. Tous les deux poursuivis par leur passé, quelques psychopathes et un paquet d'indiennes, ils se lancent dans une quête à travers les plaines de l'Arizona... et aux frontières du genre.

  • Un western transgenre où les femmes ont le pouvoir.

    En deux mots : Cornelia et Lindbergh filaient le parfait amour jusqu'à ce que la routine du quotidien vienne s'en mêler, mais pas le temps de s'apitoyer ! Cornelia devenue shérife, se lance à la poursuite d'un cirque itinérant qu'elle soupçonne d'avoir kidnappée un jeune garçon. Lindbergh quant à lui refuse d'attendre sagement madame à la maison et se jette à sa poursuite.
    Dans Mondo Reverso, les codes sont bousculés : les femmes font la loi à coup de flingue et de peignées mémorables à en faire pâlir Clint Eastwood quand les hommes se contentent de les épouser ou de vendre leurs charmes parés de leurs ombrelles et de leurs décolletés plongeants.

  • Comment prouver son innocence quand on partage le nom d'un monstre ?

    Le 8 mai 1945, Albert Göring, malade, se rend spontanément au centre de commandement allié de Salzburg. Il est immédiatement incarcéré, en tant que frère du Feldmarschall Hermann Goering. Soupçonné d'être un nazi, naturellement lié à l'un des plus hauts dignitaires du régime, il va tenter de prouver son innocence et surtout de faire admettre à ses geôliers qu'au contraire, il a eu durant toute la période un comportement héroïque, sauvant de nombreuses personnes et s'opposant avec un courage inouï aux SS, utilisant son nom pour tenter des opérations d'une incroyable audace.

    Entre scènes d'interrogatoire et flash-backs, le diptyque Le Frère de Göring est un thriller judiciaire et politique haletant. À l'instar des auteurs de Kersten, médecin d'Himmler, Arnaud Le Gouëfflec et Steven Lejeune nous font découvrir un personnage historique au destin aussi incroyable que méconnu...

  • On ne choisit pas sa famille...
    Procès. Désespéré, Albert Göring a rédigé une liste de 34 noms : 34 personnes qu'il a personnellement sauvées d'une mort certaine. Mais malgré cela et le fait que son frère lui-même clame son innocence, il est transféré au tribunal de Nuremberg pour être jugé. Et c'est alors qu'Hermann, condamné à mort, se suicide dans sa cellule en avalant une capsule de cyanure, que le procès du frère du monstre s'ouvre. Mais coup de théâtre : un défilé de témoins, réunis grâce à l'un des membres de la liste des 34, vient confirmer qu'Albert Göring a, au péril de sa vie, soutenu la Résistance, fermé les yeux sur des actes de sabotage et sauvé un grand nombre de personne...

  • Le colosse au coeur d'or.

    Merlin, journaliste, rencontre Lino Ventura dans le cadre d'un article. Fidèle à sa légendaire pudeur, celui qui s'est toujours considéré acteur par « accident » ne se livre pas facilement. Mais au fil de leurs entretiens, le colosse des Tontons flingueurs se dévoile, revenant sur sa carrière, ses débuts dans le catch, ses blessures, ses amitiés, ses brouilles, son rapport à la caméra - cet « oeil de verre » comme il aimait à l'appeler -, sa rigueur intransigeante à choisir le bon scénario, pour finir par son engagement en faveur des enfants handicapés à travers l'association « Perce-Neige », toujours active de nos jours. Doucement, une carapace se fêle et une personnalité se dessine. Celle, qu'il n'a jamais pu cacher malgré ses innombrables rôles, d'un personnage droit dans ses bottes et profondément humain.

    Acteur né, homme d'instinct et colosse au coeur d'or, Lino Ventura est probablement l'une des figures les plus populaires et les plus fascinantes du cinéma français, ayant collaboré avec les plus grands et dont on ne compte plus les chefs-d'oeuvre. Par le biais de cet entretien fictif, ce passionnant roman graphique nous replonge dans la carrière et la vie de cet acteur de légende et nous fait découvrir, sous le masque du comédien, la personnalité de l'homme.

  • Engagé comme majordome par le baron Mystère, obsédé du secret, le jeune Boule de Gomme tente de s'adapter et de faire bonne figure. S'il s'en tient à ses prérogatives, très vite, il note des détails troublants. La nuit, d'étranges allées et venues dans les couloirs font grincer lesplanchers et claquer les portes mais « La curiosité est un vilain défaut » et tenu par ce principe maternel, Boule de Gomme se refuse à épier par les trous de serrure. Jusqu'au jour où il craque...

  • Michel, est un quadra quelconque, célibataire, avec un job quelconque. Mais un matin, il se met à exercer un magnétisme irrésistible auprès des femmes, ce qui lui apporte un bon paquet d'ennuis. Un album qui passe de l'humour coquin à la bande dessinée d'aventure et de courses-poursuites.

  • « C'est un lieu où le temps s'estompe. Un lieu où les contours physiques de la matière s'effacent. Y a-t-il une place pour la réalité dans ces images de Stéphane Mahé ? Non. Somewhere est un remarquable travail, presque spirituel, qui ouvre une fenêtre sur un ailleurs impalpable. Un endroit inacessible dont la photographie se fait l'écho, quelque part derrière la rétine de l'artiste, là où tout se joue. La perception d'abord, puis l'émotion, l'intention et enfin le geste. Stéphane Mahé veut « sentir la vie » qui l'entoure pour en « capter l'essence ». Somewhere est une séquence d'images qui s'articulent comme une respiration fébrile. Le talent du photographe est d'avoir su amplifier l'intensité de ces moments d'existence qu'il glane modestement. Pour lui, la photographie est une épiphanie de l'être. Il ne se contente pas de montrer, il inspire ».
    Marie Moglia.

    Somewhere est une errance irréelle, hors de l'espace et du temps, une ode à la perte de repères. Stéphane Mahé photographie comme il aime se perdre, avec l'avidité de l'abandon. Sa série de 37 photographies, réalisées pendant plusieurs années, nous emporte dans des dédales de ruelles qui débouchent sur des rivages en cul-de-sac. La matière photographique y est triturée, malaxée, et la granulation devient langage. L'ouvrage comporte un texte original d'Arnaud Le Gouëfflec, comme une mise en abyme prolongeant notre égarement.

  • « Plus rien ne sera jamais pareil ».

    Vallièvre, petite commune de campagne. Il ne s'y passe jamais rien, ou presque. Mais voilà qu'on prétend y avoir vu passer des OVNI ! Si tout le monde a l'air de prendre ça à la rigolade, ce n'est pas le cas de Claire, Wouki et Jules, trois potes qui se sont récemment pris de passion pour le sujet. Alors qu'ils enquêtent sur le phénomène et que l'arrivée d'une nouvelle prof fait sensation au lycée, les trois inséparables découvrent que les événements étranges se multiplient...

    Arnaud le Gouëfflec livre un thriller doux-amer sur l'adolescence nimbé de surnaturel, qui rend autant hommage à la Nouvelle Vague qu'à l'entertainment américain des années 1980 - on pense à E. T. de Steven Spielberg bien sûr. Le dessin épuré de Laurent Richard, qui a principalement oeuvré dans l'illustration jeunesse, baigne ce récit dans une ambiance atmosphérique toute particulière.

  • Marin arrive à Brest pour y rencontrer un bouquiniste qui possèderait un manuscrit inédit de Pierre Mac Orlan, l'auteur du célèbre Quai des brumes. Bientôt, il se retrouve en cavale, traqué par la police, cherchant à reconstituer les morceaux d'un puzzle diabolique. Un très bel hommage, rendu à Pierre Mac Orlan et à la ville de Brest sous forme de quête à énigme littéraire et d'errance urbaine magnifique, fantastique.
    Un graphisme d'exception.

  • Il lui fallait jouer le rôle de l'ange déchu : le rock lui a offert son théâtre.

    Dans les années 1960, le public français voit débarquer un chanteur anglais vêtu de cuir et bardé de chaînes : Vince Taylor. Provocateur et flamboyant, ce jeune londonien passionné d'avions est repéré par Eddie Barclay qui le propulse très vite aux plus hauts cieux. Vince Taylor, cette autre « idole des jeunes », attire à lui les foules, créant malgré lui le courant des blousons noirs, en faisant de sa carrière une véritable oeuvre d'art : un tableau apocalyptique placé sous le signe de la Chute. Car si Elvis et Jerry Lee Lewis sont le dieu et le prêtre du rock'n'roll, Vince en est le diable !

    Dans ce passionnant biopic, Arnaud Le Gouëfflec et Marc Malès nous font découvrir le destin incroyable cet archange noir déchu du rock'n'roll ; celui dont la vie, faite de fureur et d'excès, ne fut qu'une chute, magnifique et perpétuelle...

  • Dominique A. est un chanteur-compositeur heureux, abordant sa nouvelle tournée avec la sérénité d'un artiste accompli. Une sérénité qui ne fera pas long feu, à cause d'une lettre anonyme annonçant laconiquement « J'aurai ta peau, Dominique A »... Et pourquoi diable on lui en voudrait à LUI ? Qui peut vouloir la peau d'un inoffensif chanteur même pas si célèbre que ça ?...

empty