Alexandre Postel

  • En 1875, Flaubert, âgé de 53 ans, affaibli physiquement et miné par des soucis financiers, décide d'aller séjourner quelques semaines au bord de la mer, à Concarneau. Sa nièce Caroline, dont le mari risque la faillite, menace de vendre Croisset dont elle est propriétaire, et Flaubert ne supporte pas cette idée. À Concarneau, l'écrivain loge dans une petite pension, dort dix heures par jour, mange et boit, n'écrit pas, se pense fini. Il se baigne avec deux amis rencontrés sur place : le docteur Pouchet, qui dirige l'antenne locale du Musée d'Histoire naturelle, où il étudie la vie des homards et autres bestioles ; et Pennetier, directeur du muséum d'histoire naturelle de Rouen. Ce sont des plaisirs simples, loin des tracas de l'écriture et de l'argent, et peu à peu les idées noires de Gustave se dissipent. Les amis se promènent, Flaubert assiste aux expériences scientifiques de Pouchet sur les mollusques ou les turbots, se rend à des fêtes paysannes, prend des bains de mer. Il rêve aussi beaucoup et parle un peu avec une jeune servante bigle et un peu attardée qu'il appelle « Mon petit ange » : un coeur simple. Quand sa nièce lui écrit pour lui annoncer que la faillite est évitée, il décide de se remettre à l'écriture. Depuis vingt ans il a le projet d'écrire la légende de saint Julien l'Hospitalier, un conte médiéval d'une extrême férocité.
    Le moment est venu.
    En s'appuyant sur ces faits et les traces qu'on en trouve dans la correspondance de Flaubert (lettres à sa nièce, à George Sand, etc.), Alexandre Postel nous offre une évocation très sensible et intime du grand écrivain, montré dans une période difficile sur tous les plans : inspiration en berne, perspective de déchéance financière, santé vacillante, grande solitude. Le choix de cette période de « vacance » est à la fois surprenant et judicieux : il nous révèle un aspect inattendu de Flaubert dans son humanité simple et ses difficultés physiques, sa méticulosité d'écrivain, ses faiblesses. On l'accompagne sur le chemin qui conduit du creux existentiel et créatif à la vigueur retrouvée. On sent vibrer dans ce texte une vérité, un mystère qui laissent leur empreinte.

  • Les deux pigeons

    Alexandre Postel

    «"Ton père et moi, on se connaissait à peine depuis trois mois qu'il me demandait en mariage." Cela semblait à Dorothée une excellente raison pour ne pas se hâter».

    Théodore et Dorothée s'aiment d'amour tendre. Cela ne les empêche pas de s'interroger : comment se divertir? Se nourrir? Que faire de ces deux corps? À quoi se consacrer? Faut-il fonder une famille, travailler, s'indigner? Comment font les autres? Autant de questions qui surgissent au fil de cette odyssée des manières de vivre.

  • Un homme effacé

    Alexandre Postel

    Damien North est professeur de philosophie dans une université cossue. Veuf, il mène une vie triste et solitaire. Mais un jour, il est embarqué par la police qui l'accuse d'avoir téléchargé sur son ordinateur des images provenant d'un réseau pédophile... L'affaire fait grand bruit, d'autant que Damien est le petit-fils d'Axel North, figure politique historique.
    L'inculpé a beau se savoir innocent, chacun se souvient d'un geste, d'une parole qui, interprétés à la lumière de la terrible accusation, deviennent autant de preuves à charge. Même une banale photo de sa nièce, unique enfant de son entourage, ouvre un gouffre d'horribles suppositions. Le terrible engrenage commence tout juste à se mettre en marche.
    Alexandre Postel décrit avec acuité la farce des conventions sociales, les masques affables sous lesquels se cachent le pouvoir, la jalousie ou le désir de nuire - et les dérives inquiétantes d'une société fascinée par les images.

  • L'ascendant

    Alexandre Postel

    Le narrateur, à la demande d'une psychiatre, raconte les événements qui, en l'espace de cinq jours, ont dévasté sa vie.
    Tout commence lorsque ce vendeur de téléphones mobiles apprend le décès de son père, avec lequel il entretenait des rapports très lointains. Afin d'organiser les obsèques, le jeune homme se rend dans la petite ville où vivait le défunt et s'installe dans la maison paternelle. Il fait alors une découverte terrifiante qui le plonge, au fil d'un enchaînement insidieux de faux pas, dans une situation cauchemardesque.
    On retrouve ici ce qui faisait la force du premier roman d'Alexandre Postel : une narration implacable et ironique, qui donne au récit la forme d'une tragédie. Le sentiment de culpabilité, au centre du texte, génère une atmosphère trouble et inquiétante : jusqu'à la dernière ligne, le lecteur hésite entre l'empathie, la révolte et l'effroi.

  • LE MAL en 30 dissertations corrigesWilliam Shakespeare, MacbethJean-Jacques Rousseau, La Profession de foi du vicaire savoyardJean Giono, Les mes fortespreuve de franais par excellence aux concours des Grandes coles d'ingnieurs, la dissertation peut trs vite rapporter des points prcieux, condition que le candidat sache analyser le sujet et organiser sa rflexion selon un plan logique et prcis. Et rien de tel que des mises en situation corriges, avec dcryptage du sujet l'appui, pour apprendre, par l'exemple, comment analyser les notions essentielles du programme et rutiliser les trois oeuvres tudies en classe.

  • LE MALWilliam Shakespeare, MacbethJean-Jacques Rousseau, La Profession de foi du vicaire savoyardJean Giono, Les mes fortesTout pour russir sa dissertationL'preuve de franais/philo en prpas scientifiques impose une connaissante parfaite, presque intime, des oeuvres au programme. D'o le grand intrt de cet ouvrage original et indit qui prsente : - L'essentiel sur les 3 oeuvres au programme - Les passages cls retenir-Les complments indispensables UN VRAI + POUR FAIRE LA DIFFRENCE

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