Alain Réfalo

  • Le mouvement des enseignants désobéisseurs, qui a surgi à l'automne 2008, est totalement inédit dans sa forme comme dans sa dimension. Tout est parti de la lettre d'Alain Refalo, adressée à son inspecteur et intitulée En conscience, je refuse d'obéir! Comme secoués par un électrochoc, des milliers de professeurs des écoles ont, à leur tour, informé leur hiérarchie par voie de lettres, personnelles ou collectives, qu'ils entraient en désobéissance ouverte contre des réformes néfastes et qu'ils en assumaient les conséquences. En effet, cette résistance dite " pédagogique " s'est cristallisée sur de lourds dispositifs autoritairement imposés par le Ministre ; ceux-ci ont profondément heurté la conscience de nombreux enseignants qui réalisaient ne plus pouvoir participer par leur silence complice, ou leur coopération active, à ce qu'ils estimaient être la déconstruction de l'école publique. Ce mouvement se poursuit et s'enracine. Cet ouvrage se veut une contribution pour mieux comprendre le sens et la portée de ce mouvement. Il analyse les réformes qui menacent aujourd'hui l'école de la République, et y répond par des actions et des contre-propositions étayées par la pratique des enseignants. Véritable manifeste établi par celui qui a initié cette résistance, ce texte argumenté et engagé s'adresse tant aux enseignants du primaire qu'aux parents d'élèves et aux citoyens soucieux de l'avenir de l'école publique. En conscience, je refuse d'obéir est un plaidoyer contre la fatalité et la résignation, un vibrant appel non-violent à l'insurrection des consciences ; il ne s'agit ni plus ni moins que dessiner et construire un avenir pour l'école, non pas sous le signe de la compétition et de la rentabilité, mais aux couleurs de la générosité et de l'espérance.

  • Les contre réformes appliquées à l'école publique depuis 2008 déconstruisent méthodiquement ses fondements, ses valeurs et ses objectifs.
    Face à cet immense défi, un mouvement de résistance d'une ampleur inégalée dans l'Education Nationale s'est développé chez les enseignants du primaire qui n'ont pas voulu devenir les complices de cette politique destructrice du service public d'éducation.
    Cette résistance, ciblée sur le terrain pédagogique, est exposée ici avec rigueur et clarté par l'auteur de la lettre « En conscience, je refuse d'obéir » du 6 novembre 2008. Une résistance collective qui refuse l'idée d'une école élitiste. Une résistance éthique et responsable qui porte l'exigence d'une école du progrès pour tous au service d'une société plus juste, plus solidaire et plus humaine.

  • Cet ouvrage de Léon Tolstoï (1828-1910), censuré en Russie dès sa parution en 1893 et réédité ici pour la première fois depuis plus d'un siècle, est le maître-livre qui influença de manière décisive Gandhi, alors jeune avocat en Afrique du Sud.
    Dans ce pamphlet virulent contre les Etats et les institutions de la violence, le grand écrivain de la terre russe dénonce la trahison des Eglises, coupables à ses yeux de renier le " véritable christianisme ". Il martèle sa foi inébranlable en la non-violence et invite ses contemporains à faire le choix de l'insoumission plutôt que de se rendre complices de l'injustice. Cet écrit, publié l'année du centenaire de la mort de Tolstoï, est prolongé par sa correspondance complète avec Gandhi, parue pour la première fois en 1993 dans la revue Alternatives non-violentes.

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