Veronika Mabardi

  • Blanche ne parle pas, c'est ce qu'ils disent. Ils ont tout essayé. Même quand on dit son nom, elle ne répond pas, comme si ce n'était plus son nom.
    ...
    Un jour, Blanche sortira du silence, c'est sûr. Il faut de la patience. Ou un autre choc, a dit le docteur. Mais ils ne croient pas à cette histoire de choc. Ils croient à l'amour et au temps et de toutes façons, c'est elle qui décide, hein Blanche??



    C'est arrivé peu après la mort de la mère. Blanche n'a plus parlé. En dernier recours, le père l'a con?ée à Annie, qui vit dans une petite maison, loin de la ville. Un robinet qui fuit, l'odeur du pain qui cuit, un renard aux aguets sous le saule, un cheval dans l'enclos, les cerfs cachés entre les arbres, un amoureux inquiet dans la menuiserie, les silences compliqués et ceux qui sont simples comme l'air... Là-bas, entre la prairie et la forêt, entre Annie et son homme, Blanche retrouvera peu à peu le chemin des mots.

    Veronika Mabardi explore dans son premier roman les thèmes qui lui sont chers : la parole qui guérit, l'enfance et la nature, les ?liations qui nous construisent... Alexandra Duprez l'accompagne de ses dessins.?Leurs univers se croisent à merveille et une véritable connivence formelle se construit, entre elles deux, au ?l des livres et du temps.

  • Peau de louve est un récit-conte, inspiré de la tradition ancestrale des contes oraux qui nous viennent des forêts profondes du Canada, de la selva d'Amérique Latine, ou plus simplement des Ardennes belges.
    Peau de louve partage avec toutes ces histoires une idée vieille comme le monde : enfonce toi dans la forêt, une épreuve t'y attend, qui te transformera... À l'envie de conter s'ajoute le plaisir de jouer avec la forme, d'imposer un rythme qui structure la fable, réminiscences du répertoir poétique français. Une structure en alexandrins se dessine, pour le plus grand plaisir de l'auteur et du lecteur.
    Peau de louve, c'est l'histoire de Muriel, jeune femme à la peau de lumière. Peau de louve, c'est l'histoire d'une réparation. Comment se reconstruire quand on a perdu l'image de soi, quand le monde, autour, n'est que malentendu et rapports de force, quand nos valeurs se retournent contre nous ? Que faire, quand on ne peut plus avancer et qu'on refuse de se laisser mourir ? Où retrouver le plaisir et la confiance dans le lien ?
    Veronika Mabardi continue d'explorer les thèmes chers à son écriture :
    La perte des mots et la parole qui guérit, le retour à la nature comme un passage après l'enfance, l'importance de se fier à son instinct.
    Pour la quatrième fois, Alexandra Duprez l'accompagne de ses dessins. Leurs univers se croisent à merveille et une véritable connivence formelle se construit, entre elles deux, au ?l des livres et du temps.

  • Un ouvrage sur une figure emblématique du théâtre d'objet : Agnès Limbos.
    Un jour, à la fin d'un spectacle, un enfant a demandé : « Tu l'as trouvé où, ton spectacle ? » Qu'est-ce qu'on répond à ça ? J'ai dit : « Un matin, j'étais chez moi, j'ai entendu toc-toc-toc. J'ai ouvert la porte et là, j'ai vu un tout petit spectacle sur le seuil. Je me suis penchée, je l'ai pris et je l'ai fait entrer. Je l'ai déposé sur l'appui de fenêtre, à la lumière, et j'en ai pris soin. Chaque jour, je l'ai arrosé et, petit à petit, il a grandi. Quand les amis venaient boire un verre à la maison, je disais : «Regardez, j'ai un petit spectacle sur mon appui de fenêtre», et les gens répondaient : «Oh, ça, ça va être un beau spectacle !» » Agnès Limbos

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