Valentin Retz

  • Double

    Valentin Retz

    «À la fin de l'automne deux mille huit, quelques mois après que mon premier roman était paru et que, contre toute attente, ce même premier roman avait reçu un prix littéraire, dont je ne saurais dire s'il a été pour moi une aubaine ou l'occasion d'un effondrement, à la fin de l'automne deux mille huit, donc, je me suis retrouvé dans la position d'écrire un second roman, pour que le premier ne soit pas l'ultime et, par là même, pour que mon Grand Art ne soit pas comme une antiphrase, une farce dans cette vie que j'avais déjà eu tant de mal à reconquérir, après trente années d'errance et, il faut bien le dire, de dérives pathétiques, où je n'avais guère fait que sucer le venin de l'époque, que ce soit sous forme de drogues dures ou plus simplement d'activités culturelles, toutes choses qui m'avaient si bien détraqué la tête qu'aujourd'hui encore j'en reconnais les séquelles à ce que mon esprit s'écroule perpétuellement sur lui-même...»

  • Grand Art

    Valentin Retz

    " La possibilité de l'amour est la dernière chose qu'il nous reste à détruire, a dit Ravèse, et par conséquent la seule que nous devions sauver. " Annihiler la possibilité d'aimer, détruire à tout jamais le chemin de l'amour, non pas le rendre impraticable, mais le faire disparaître, l'effacer absolument, c'est aujourd'hui le programme, et c'est ce qui se confond avec une autre destruction, plus ancienne, plus aboutie la destruction de l'art. D'amour, d'art et de destruction, c'est donc de cela que le narrateur et son ami Ravèse s'entretiennent. Sur la banquette de l'arrière-salle d'un vieux café parisien, ils tracent l'histoire secrète du XXe siècle. En compagnie de Picasso, de Duchamp et des êtres qu'ils aiment, ils s'avancent vers une vie qui serait véritablement vivante. Et si le Grand Art, c'était l'amour oe

  • Noir parfait

    Valentin Retz

    Le narrateur brûle comme si ses nerfs le consumaient littéralement de l'intérieur. Aucune médecine n'est à même d'apaiser ses douleurs : il reste ensorcelé. Aux abois, il cherche alors à découvrir l'origine de son mal. Et le voilà embarqué sur les traces d'Apollon, ce dieu vengeur qu'il craint d'avoir rencontré tandis qu'il visitait les ruines d'un temple grec. Dans son sillage, d'Athènes à Paris, et jusqu'à l'île de Sein, il croise ainsi des Bohémiens, saint Dominique, une démoniaque, un sombre artiste contemporain, un informaticien révolutionnaire, mais également des morts qui se lamentent de ne plus recevoir les prières des vivants.
    Son odyssée est une initiation à la vision prophétique. D'ailleurs, puisque aujourd'hui le monde se dilue dans les royaumes du virtuel, puisque les têtes sont siphonnées par les réseaux d'information, quelle autre urgence que de montrer l'envers du décor? Il se pourrait que s'y résolve l'histoire du mal. Et avec elle, le mystère de la vie.

  • Une sorcellerie Nouv.

  • « Dans quelle époque vivons-nous ? Comme dirait Arthur Cravan : « Où en sommes-nous avec le temps ? » Tout indique que nous entrons dans l'âge de la fin : quand l'humanité vit entièrement sous la menace de sa disparition. De toutes parts, on sent croître l'emprise des réseaux numériques, l'intelligence artificielle décide pour nous et les transhumanistes promettent déjà les noces de la biologie et des algorithmes. La terreur nous saisit, de même que l'impossibilité d'agir. Mais si ce livre nous fait voir la catastrophe qui vient, il ne nous laisse pas pour autant dans le désespoir. Devant cette nouvelle situation mondiale, il enseigne l'art d'être ni sourd, ni aveugle  ; il ouvre une brèche où la plénitude devient accessible, à portée de mots et de main. Et par là, surmonte le nihilisme de notre temps. »   Portant un regard neuf sur les trois derniers siècles qui ont accouché du nôtre, depuis la révolution galiléenne jusqu'à la Shoah, en passant par la Révolution française, Yannick Haenel, François Meyronnis et Valentin Retz détourent les forces cachées à l'oeuvre dans l'Histoire. Une histoire qui, sous son aspect strictement profane, laisse entrevoir la trajectoire d'un ordre plus originaire que le monde, une certaine « courbure du temps » qui trouve son origine dans la religion judéo-chrétienne.

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