Jean-Marie Lecomte

  • Ce livre a une ambition : faire aimer la peinture. Pour ce faire, il souhaite donc aider à observer, à identifier à comparer, à interpréter, à décrire et à raconter. Il est fondé sur une conviction, celle de la nécessité d'une approche directe, physique et sensible des oeuvres.
    Celle-ci n'est possible qu'à travers la visite au musée ou la découverte in situ du lieu, monument, galerie, dans lequel les tableaux sont conservés et présentés. Mais il s'agit aussi de pouvoir replacer l'oeuvre dans un contexte stylistique et historique permettant d'évaluer sa place dans l'histoire des arts.
    Cet ouvrage se veut donc une petite boîte à outils, un nécessaire de voyage permettant d'entamer, en se fondant sur quelques exemples choisis, pour bon nombre d'entre eux dans les collections des Musées du Grand Est allant du XVe au XVIIIe siècle, l'exploration de la peinture de chevalet. Il veut ouvrir quelques portes vers cet univers infini de formes et de couleurs, dans toute la richesse de son histoire.

  • Le Népal contemporain est l´un des rares pays où le sacrifice sanglant reste toujours courant, dans les cultes domestiques, les cérémonies royales et dans certains sanctuaires où les mises à mort d´animaux atteignent des chiffres impressionnants. Il a aussi été le théâtre de la Guerre du peuple, au cours de laquelle des milliers de martyrs ont offert leur vie en sacrifice. Dans un tel cadre, la nécessité d´examiner les liens réciproques entre violence et sacrifice semble s´imposer. Pourtant, la violence du dispositif sacrificiel a cette particularité d´être aussi visible dans le rite qu´occultée dans les textes qui lui sont consacrés. S´interroger sur la violence du sacrifice est une autre manière de s´intéresser à ses effets sur ceux qui le pratiquent ou y assistent. A travers eux se dévoilent la nature clivante du sacrifice et la double articulation de sa violence, au dedans et au dehors du groupe.

  • Qu'est-ce que vraiment l'Ardenne ? Eh bien, c'est une région géographique commune à la Belgique et à la France. Elle se caractérise par un haut plateau entrecoupé de vallées profondes (ce qui peut donner du relief ), par une importante couverture forestière (ce qui lui confère de la sauvagerie), par un sol relativement pauvre où domine le schiste, et par un climat plus rude que celui des contrées qui la bordent. Le massif de l'Ardenne s'étend du nord de Charleville- Mézières jusqu'à la région de Liège. Ce livre entend présenter les facettes de ce térritoire à travers une soixantaine de textes de Jean-Pierre Lambot. Y sont abordés, la variété des paysages, le patrimoine et les traditions, illustrés par les photographies de Céline et Jean-Marie Lecomte, au fil des saisons. Une occasion rare de découvrir cette belle région transfrontalière.

  • Douze personnages célèbres dans les combats de 14-18 en Argonne et l'influence sur leur destin. Marc Bloch, Fernand Léger, Erwin Rommel, Reynaldo Hahn, André Pézard, Charles Delvert, Roland Garros, Joseph Kessel, Harry Truman, François Nourissier.

    L'ouvrage se propose d'abord de faire découvrir au lecteur les raisons à l'origine des combats, qui se déroulent en Argonne entre 1914 et 1918. Il permet de mieux percevoir les traces du conflit, toujours visibles, à travers plusieurs parcours sillonnant le territoire argonnais. Ainsi, le lecteur accompagnera ces douze personnages, qui ont laissé des écrits évoquant leur présence sur ce champ de bataille. Chacun d'eux en éprouve une expérience, heureuse ou malheureuse, déterminante pour la suite de leur existence.

  • A cheval sur les départements de l'Aisne, des Ardennes, du Nord, la Thiérache est située sur une zone frontière, ceci depuis le traité de Verdun (843) qui la plaça aux confins de la Lotharingie et de la partie orientale de l'ancien empire de Charlemagne. Pour son malheur, cette jolie région de bocages est ainsi devenue un secteur propice aux passages des invasions, aux affrontements guerriers et aux exactions de soldatesques livrées à elles-mêmes. A partir du 14e siècle, successivement la Guerre de 100 ans, les guerres de religions, la Guerre de 30 ans puis la Fronde ont apporté en Thiérache leurs lots de désolations et de tueries. Pour s'en protéger, faute de châteaux assez puissants pour les accueillir, les paysans s'employèrent à fortifier le seul bâtiment assez robuste pour résister aux assaillants.
    A partir du 14e siècle, mais surtout entre la fin du 16e et le début du 17e siècle, la contrée se couvrit d'étonnantes églises qui conjuguèrent leur vocation religieuse avec des éléments d'architectures de défense comme on en trouve sur les châteaux féodaux et les maisons fortes. Si on trouve des églises fortifiées ailleurs sur le territoire national, la Thiérache est la seule contrée à en présenter une telle profusion.
    On compte actuellement une centaine d'églises fortifiées en Thièrache. Une soixantaine dans l'Aisne, une vingtaine dans les Ardennes et une dizaine de le Nord.

  • Ce livre est essentiellement constitué de photos. Elles parlent pour elles-mêmes et n'ont pas besoin de beaucoup de commentaires. La première partie vous familiarise avec la vie monastique en ce qu'elle a de principal, d'essentiel. La deuxième montre précisément ce qui déborde et se partage comme un trop-plein de sens qu'on ne peut garder pour soi. L'accueil et l'hospitalité monastiques n'ont pas d'autre but.
    Rien que des photos?? Mais vous voulez aussi comprendre. Jean-Marie Lecomte a trouvé en la personne de Patrice Halleux un précieux collaborateur. Celui-ci, dans la troisième partie, s'adresse surtout au touriste, au visiteur des ruines. Orval est autre chose que des vieilles pierres. Il y a des énigmes. Pourquoi une abbaye et trois monastères?? Pourquoi des ruines à côté d'un lieu aujourd'hui habité par une communauté et fréquenté par beaucoup de visiteurs et de personnes à la recherche de sens?? En parlant, en racontant, l'écrivain dépasse le moment instantané. Il donne du relief à ce qui se voit. Il parle même de ce qui ne se voit pas. Il explique la cohérence là où le visiteur non averti ne verrait qu'éclatement et morceaux épars. Prenant Orval comme exemple, il montre -?et démontre?- que la vie est une recherche continuelle. Pour les moines qui ont vécu ici ou y vivent maintenant la recherche de Dieu, il est interdit de stagner dans la vie. Toujours la vie avance et intègre des nouveautés. Certaines choses disparaissent, parfois violemment. Mais sur les ruines on peut construire aussi du neuf. Orval, c'est tout cela. Voilà pourquoi Orval est un signe d'espérance. Depuis neuf siècles et demi on y a cru pour vivre. Et recommencer en cas de besoin. Sans répéter à l'identique. C'est notre foi. Et notre expérience.
    Bienvenue, cher lecteur. Si ce livre vous fait partager un peu cette conviction, alors il rejoint notre plus profond désir. Le désir du moine, du photographe et de l'écrivain.

  • Les plantes nous racontent... des histoires. C'est dans l'univers imaginaire d'une cinquantaine de fleurs que Christine Delevoye Demolin et Philippe Delevoye nous invitent à les suivre. Vous découvrirez les liens qui unissent les plantes à la mythologie, aux légendes, à l'histoire, à la culture... ou parfois à des faits réels ou anecdotiques.
    Là, le chèvrefeuille complice de la tragédie de Tristan et Yseult ; ici, la violette ambassadrice des amours de Bonaparte et de Joséphine ; ici encore, le coquelicot symbole de la Grande Guerre pour les Tommies tombés au champ d'honneur ou bien le lilas, parfum de la Belle Époque...
    Pour illustrer les textes, Jean-Marie Lecomte a cherché, dans ses photographies, à révéler la part de mystère de chaque plante, comme dans un portrait.

  • Les cent portraits rassemblés dans ce livre sont ceux d'Ardennais pour la plupart peu connus mais qui, par ce qu'ils font ou ce qu'ils sont, représentent l'âme de ce territoire.
    L'éleveur ici, côtoie l'aubergiste ou le vannier, l'estampeur rencontre la lavandière ou le bouilleur de cru. Au milieu des paysages ardennais, le tendeur de grives accompagne la modiste et le forgeron, le tout en noir et blanc.

  • Où est mon pays ? s'interrogeait le poète André Frénaud. Poser la question, c'est déjà un peu y répondre.
    Certes. Alors, où est la Champagne-Ardenne ? Dans les musées, cela ne fait aucun doute.
    Cette affirmation, aux accents de certitude, je ne l'énonce pas pour faire triompher un quelconque besoin de la cause mais parce qu'elle est simplement le fruit de l'expérience. La mienne, qui ne demande qu'à devenir la vôtre.
    Il y a des invitations qui ne se refusent pas. Celle dont il est question ici est assez inclassable. Sans doute est-elle promenade à l'aventure, voyage dans le passé et dans l'avenir, rencontre avec l'Art et l'Histoire, vivifiés par la vérité documentaire des collections. Sans doute aussi est-elle faite d'un peu de l'âme des lieux et de la nostalgie du temps qui passe autant que de la force de l'instant présent.
    Si le bonheur, c'est de connaître où est son pays, alors je suis un homme heureux. En passant par les musées, j'ai écouté la Champagne-Ardenne me raconter sa propre histoire, qui est un peu la mienne.

  • Existant probablement depuis les temps préhistoriques, le cheval ardennais ne tire de ses ascendances immémoriales aucune vanité, bien qu'il leur doive sans doute sa santé robuste, sa frugalité et sa résistance aux rigueurs climatiques. L'essentiel de son renom, il l'a acquis sur les champs de bataille.
    Guerrier impavide dans le tumulte et le fracas des combats, il fut notamment le plus remarquable cheval d'artillerie qui ait existé.
    Mais au cours de son histoire, il sut également devenir, grâce à sa douceur et son intelligence, aussi bien le roi des débardeurs que le livreur infaillible s'arrêtant toujours devant la bonne porte, ou le roulier infatigable connaissant routes et carrefours par coeur et retrouvant ses abreuvoirs préférés aussi sûrement que les tavernes favorites de ses postillons !
    Paradoxalement, ce cheval qui depuis des siècles a maintenu sa réputation en guerroyant sans cesse et en travaillant dur, s'illustre aujourd'hui dans la frivolité. Il ne mouille plus le harnais en tirant canons, diligences ou charrues, mais des voitures légères de loisir et de sport. Ses nouveaux espaces de gloire ne retentissent que des applaudissements des spectateurs des rallyes, des marathons, des épreuves de maniabilité.
    Ses chemins héroïques ne vont plus vers Poitiers, Jérusalem ou Moscou, ils s'appellent Route du Poisson, Route du vin et du Comté ou 24 heures de Libramont...

  • Il peut y avoir quelque complaisance à vanter les mérites d'une ville, simplement parce que cela flatte l'égo de ses habitants, sans s'assurer que d'autres n'ont pas, plus qu'elle, joué un rôle déterminant ou tenu une place centrale dans l'histoire de notre pays. Avec Reims, on ne court pas ce risque. Dans son surnom même, la Cité des Sacres porte en elle le poids de sa dimension historique et spirituelle. Il se trouve que c'est ici, au coeur de cette Champagne qui donnera plus tard le plus fameux et pétillant des breuvages, que le coeur de la France ou de ce qui allait le devenir a choisi de battre, du baptême de Clovis à la construction de Notre-Dame, la nôtre, de la geste johannique aux trente-et-un sacres royaux qui, de Louis Ier le Débonnaire à Charles X, jalonnent l'histoire de France.
    À son corps défendant, Reims ajoute à ces hauts faits et lieux de s'être trouvée à l'épicentre des deux guerres mondiales au point qu'une partie de l'histoire du monde s'y joua autant de fois. Elle n'en demandait certes pas tant. Mais sans la souffrance dont elle se forgea une âme douée pour la renaissance et les reconstructions, Reims ne serait pas aujourd'hui devenue ce qu'elle est. Cette élégante ville où l'histoire et les arts, y compris culinaires, l'architecture, le goût des espaces harmonieux et d'un certain art de vivre semblent, une fois pour toutes, s'être réconciliés. Par l'image et le mot, ce livre invite à le (re)découvrir.

  • Qu'on l'aborde par le sud, comme des Rémois ou des Parisiens, alors le département des Ardennes est champenois. Qu'on y entre par le nord, tels nos amis belges, alors les Ardennes apparaissent comme une impressionnante vallée, ou encore comme un plateau sauvage à la sombre forêt. Qu'on y vienne par la route des Ch'tis de Lille ou d'Arras, on a l'impression de ne pas quitter la Thiérache.
    Qu'on y entre, comme la Meuse elle-même, par la porte de l'est, on se croit encore en Lorraine, tant que l'on n'a pas atteint Sedan. Enfin, si l'on arrive par le sud-est, c'est la belle Argonne feuillue que l'on traverse longtemps. Alors, où sont les Ardennes ?
    Et bien partout, dans leur infinie diversité de paysages, de flore, de faune, de patrimoine, de lumière aussi. C'est à ce voyage surprenant que vous invitent au fil des pages, les images de Jean-Marie Lecomte et les textes de Bernard Chopplet.

  • Ceci n'est pas un livre d'Histoire, mais d'histoires. Ces petites histoires qui ont fait la grande. Celles qui faisaient dire à Prosper Mérimée : Je n'aime dans l'Histoire que les anecdotes, alors que les frères Goncourt, Jules et Étienne, jugeaient, dédaigneux, que L'anecdote, c'est la boutique à un sou de l'Histoire... Les appréciations sur le sujet restent probablement autant partagées aujourd'hui, bien que personne ne puisse contester l'avis d'Alfred de Vigny : L'Histoire est un roman dont le peuple est l'auteur. Ainsi ce livre aurait-il pu aussi bien s'intituler : Le grand roman des Ardennes. Car ce sont les gens d'ici, célèbres ou anonymes, qui ont été les héros, au fil des siècles, de ces histoires que raconte Bernard Chopplet et que Jean-Marie Lecomte, avec le talent qu'on lui connaît et l'originalité que lui permet sa connaissance du département, met véritablement en scène.
    Sont-elles exactes ? Il vaut mieux laisser la question aux érudits locaux qui raffolent de ce genre de petits plaisirs et se dire, comme Ernest Renan, que L'Histoire est une petite science conjecturale, une des façons dont les choses ont pu se passer ou comme Napoléon que l'Histoire est une fable sur laquelle tout le monde est d'accord. Et surtout tenir compte de l'avertissement humoristique d'Anatole France : Les livres d'histoire qui ne contiennent aucun mensonge sont très ennuyeux...

  • La dinde rouge des Ardennes Nouv.

    Fleuron de la gastronomie ardennaise, viande choisie par de grands chefs pour élaborer des plats savoureux (Philippe Mille à Reims, Antoine Westermann à Paris, Gratien Leroy pour l'émission Top Chef ), la Dinde Rouge des Ardennes reflète un certain art de vivre : «le goût du travail bien fait, le temps pris pour le faire, la valeur donnée à la vie animale et à son bien-être, une attention à ce que nous mangeons...». Cette superbe volaille a pourtant bien failli disparaître au cours du 20e siècle.
    Dans cet ouvrage, richement illustré par le photographe David Truillard , préfacé par le chef Philippe Mille (meilleur ouvrier de France 2011) et l'éleveur Jean-Michel Devresse, suivez l'odyssée de la Dinde Rouge racontée par Nathalie Diot. Remontez le cours de son histoire culinaire depuis les Aztèques et les Mayas jusqu'aux tables occidentales contemporaines.
    Apprenez comment une poignée d'éleveurs parvient à sauvegarder cette espèce toujours menacée. Découvrez comment la cuisiner et la déguster grâce aux nombreuses recettes conçues par une douzaine de chefs français et belges, investis dans la défense du goût.

  • Je chemine, tu chemines, nous cheminons... sur le territoire du Parc naturel régional des Ardennes. Quel bonheur de partager une belle aventure en marchant sur des chemins remplis de surprises et de découvertes. La grande traversée offre 24 possibilités de randonner en ligne ou en boucle. Au fil de vos pas, dans une échappée champêtre ou sur un sentier escarpé, découvrez notre patrimoine - le petit et le grand -, notre histoire laborieuse et courageuse et l'authenticité des milieux naturels... La grande traversée nous emmène aussi, page après page, à la rencontre des hommes et des femmes qui offrent avec générosité, la qualité et la sincérité de leurs produits du terroir.

  • Après plusieurs entretiens, plusieurs visites, après de nombreux échanges et d'écoutes mutuelles, les frères trappistes ont accepté de confier la réalisation de ce livre à deux artistes dont la complicité muette n 'est plus à souligner.
    L'oeil de Jean-Marie Lecomte et les mots de Joseph Orban nous conduisent lentement sur ce chemin de silence suivi par les moines depuis plus d'un millénaire.
    Par l'image et les textes, nous entrons peu à peu dans un univers de partage, d'humilité, de respect et d'ouverture à l'autre. Car il serait faux de penser que c'est pour fuir le monde que les moines ont choisi de s'isoler. " Prie et travaille " est leur devise. On pourrait aussi ajouter " contemple ".
    Ce livre est une invitation à la contemplation.

  • Les Ardennes ont payé un lourd tribut aux deux dernières guerres mondiales. Parmi le patrimoine bâti, les églises n'ont pas été épargnées. Tout au contraire, elles ont été souvent victimes des stratégies guerrières qui cherchaient à détruire les lieux porteurs des valeurs des communautés villageoises Le département, par le nombre des chantiers de reconstruction de ses édifices religieux, s'est trouvé au coeur des débats nationaux sur l'évolution de l'Art sacré. Des architectes, des artistes, souvent de grande notoriété, ont eu l'opportunité d'apporter, ici, par leurs créations, des contributions exemplaires au renouveau de l'Art sacré.

  • Entre Loire & Vilaine, c'est d'abord une invitation à la découverte d'un territoire et des villes et villages qui le composent. Patrick Roussel, l'auteur des textes, vous en raconte l'histoire et le patrimoine en y mêlant ses souvenirs d'enfant du Pays.
    Jean-Marie Lecomte n'est pas d'ici, mais il parcourt ce Pays avec passion depuis près de dix ans.
    Dans ses photographies, il vous livre le regard du visiteur curieux et soucieux de comprendre le sens de cette terre nichée entre Loire, Vilaine, Océan et Brière.

  • Méandres : ce mot peut évoquer le cours sinueux de la Semois (ou Semoy), tout comme les circonvolutions de la pensée humaine, qui en un instant vont d'une idée en une méditation.
    C'est bien sûr dans ce sens qu'il faut comprendre l'intitulé de cet ouvrage, qui consiste en une sorte de journal intime. L'originalité en est que la plume est tenue par un Ardennais qui y mêle sans cesse les choses du terroir à celles de la société en général, en recourant tant à des auteurs régionalistes qu'aux plus grands écrivains. La ligne de faîte de ce journal intime est un humanisme sincère, pour lequel la tolérance et le respect d'autrui ne sont pas des vains mots. Mais tout ceci est indissociable d'un attachement à de vieilles racines terriennes, que vient soutenir une sélection de photographies d'arbres en noir et blanc. Celles-ci contribuent à conforter l'atmosphère ardennaise et forestière qui émane constamment de l'ouvrage.

  • Consacré au département de la Meuse, "La Meuse sentimentale" est un livre sur le ciel et la nature, qui montre des statues, des églises, des villages et des villes anciennes. C'est aussi un livre sur l'invisible.
    L'histoire, les souvenirs de famille, les châteaux de nuages, les reflets sur les rivières et sur les toits des maisons. Notre pays, qui parle tout le jour et qu'on entend parfois, avant la nuit, quand la vie s'apaise et s'ouvre, comme un livre sur les genoux, au sentiment de la Meuse.

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