Nouveautés en poche !

  • « Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre. ».
    Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise qui fut exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit les dérives d'une époque et d'un microcosme littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.

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  • « Tu n'avais qu'à avorter : il n'en voulait pas de cette gosse ! » Ce sont ces mots prononcés par sa mère qui ont conduit la narratrice à raconter leur histoire. Une relation, faite de coups de griffe, de silences mais aussi de beaucoup d'amour. Un admirable récit qui mêle les destins singuliers et collectifs, les dégâts causés par la Shoah, les espoirs nés de Mai 68, les conquêtes féministes des années 1970 et l'ordre moral de nos sociétés contemporaines.

  • Il existe une relation quasi filiale entre Flaubert et Maupassant. Le premier a 52 ans quand débute cette correspondance, le second 23 ans. Ils ne se quitteront plus jusqu'à la mort de Flaubert, en 1880. Ainsi, cette correspondance permet de suivre Flaubert dans les sept dernières années de sa vie et Maupassant dans ses sept premières années en littérature.
    Flaubert s'intéresse d'abord à lui parce qu'il est le neveu d'Alfred Le Poittevin, son ami d'enfance. De cette relation va naître une véritable amitié que traduit fidèlement ces lettres.
    Comme l'écrit la préfacière, « tous deux éprouvent du mépris pour la masse, l'esprit bourgeois, l'égalitarisme, le suffrage universel, la soutane ; et tous deux se délectent à la lecture des grands auteurs. La détestation de la médiocrité et l'amour de la littérature les réunissent ».
    Par certains côtés, Flaubert tient avec Maupassant le rôle que tenait George Sand avec lui, celui d'un « conseiller de vie » plus qu'un esthète. Cette correspondance est un morceau de vie partagé entre deux génies.

  • Corentin, personne n'en voulait. De foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu'au jour où sa mère l'abandonne à Augustine, l'une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l'aïeule, une vie recommence.
    À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n'en finit pas d'assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps. Quelque chose se prépare.
    La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Guidé par l'espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d'un monde désert, et la certitude que rien ne s'arrête jamais complètement.

  • Elle s'appelait Suzanne Meloche. Etait aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus global en 1948. Fonda une famille avec le peintre Marcel Barbeau. Abandonna très tôt ses deux enfants. Afin de remonter le cours de la vie de sa grand-mère, qu'elle n'a pas connue, l'auteur a engagé une détective privée et écrit à partir des indices dégagés. A travers ce portrait de femme explosive, restée en marge de l'histoire, Anaïs Barbeau-Lavalette livre une réflexion sur la liberté, la filiation et la création d'une intensité rare et un texte en forme d'adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais.
    Un ouvrage incandescent de beauté. Divisé en courts chapitres comme autant de petits poèmes, polaroïds d'une époque, La Femme qui fuit raconte notre histoire à toutes. Geneviève Patterson, Châtelaine. Un livre émouvant entre réalité historique et pure fiction. Mario Cloutier, La Presse. Prix des libraires du Québec 2016.

  • Le schmock

    Franz-Olivier Giesbert

    Au plus fort de la guerre, Harald Gottsahl, un officier nazi, abrite Lila, une jeune Juive dont il est amoureux. Mais ils perdent contact lorsqu'elle est contrainte de fuir. Des années plus tard, Lila le retrouve sous sa véritable identité : Élie Weinberger. Que cache l'histoire de ce juif, travesti en officier nazi pour survivre ? Remontant le temps, ce roman nous raconte l'étrange lien qui unit les familles Weinberger et Gottsahl. Deux familles issues de la bourgeoisie allemande éclairée, l'une juive, l'autre catholique. Deux familles au destin différent et indissociable des pires horreurs de la première moitié du XXe siècle.

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  • Réfugiée dans une maison isolée en Auvergne pour y vivre pleinement son chagrin, Amande ne pensait pas que l'on pouvait avoir si mal. Les jours se suivent et dehors le soleil brille, mais, recluse, elle refuse de le voir. Lorsqu'elle tombe par hasard sur les calendriers horticoles de l'ancienne propriétaire des lieux, elle décide pourtant, guidée par les annotations manuscrites de Madame Hugues, d'essayer de redonner vie au vieux jardin abandonné. Au fil des saisons, elle va puiser dans ce contact avec la terre la force de renaître et de s'ouvrir à des rencontres uniques. Jusqu'à ce que chaque lendemain redevienne, enfin, une promesse d'avenir.
    Un roman subtil et plein d'émotion qui nous invite à ouvrir grand nos yeux, nos sens et notre coeur, et un formidable hymne à la nature qui nous réconcilie avec la vie.

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  • New York, juin 2015. Pour les besoins d'un scénario, Benoit Cohen décide de devenir chauffeur de taxi, à l'instar de son héroïne. C'est ainsi qu'il sillonne sa capitale d'adoption pendant plusieurs mois, au volant d'un taxi qu'il loue chaque matin et à bord duquel il espère trouver l'inspiration. Avant ça, il devra passer sa licence dans une école du fin fond du Queens, Français parmi les migrants de tous les pays à la recherche d'un « rêve américain » encore possible.

    Traversé de références cinématographiques et émaillé de souvenirs personnels, Yellow Cab, c'est Big Apple vu à travers le pare-brise d'un taxi driver : un surprenant récit de voyage qui en dit long sur l'Amérique. On monte avec bonheur aux côtés de ce Frenchie dont les talents d'observateur, déjà révélés dans ses films, jaillissent ici avec truculence.

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  • « Je m'appelle Sylvie Meyer. J'ai cinquante-trois ans. Je suis mère de deux enfants. Je suis séparée de mon mari depuis un an. Je travaille à la Cagex, une entreprise de caoutchouc. Je dirige la section des ajustements. Je n'ai aucun antécédent judiciaire. ».
    Sylvie est une femme banale, modeste, ponctuelle, bonne camarade, une femme simple, sur qui on peut compter. Lorsque son mari l'a quittée, elle a essayé de faire comme si tout allait bien. Lorsque son patron lui a demandé de faire des heures supplémentaires, de surveiller les autres salariés, elle n'a pas protesté.
    Jusqu'à ce matin de novembre où elle se révolte contre toute cette violence du monde, des autres, contre sa solitude. En une nuit, elle détruit tout. Ce qu'elle fait est condamnable, passable de poursuites, d'un emprisonnement... mais le temps de cette révolte Sylvie se sent enfin vivante. Elle renaît.
    Un portrait de femme magnifique, bouleversant : chaque douleur et chaque mot de Sylvie deviennent les nôtres et font écho à notre vie, à notre part de pardon, à nos espoirs de liberté et de paix.

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  • « Des bruits couraient au sujet de ce bâtiment, où certaines personnes se seraient égarées et n'en seraient jamais ressorties...» Un homme se rend aux objets trouvés pour y récupérer son portefeuille, mais n'ignore pas ce qui se raconte à leur sujet. Un vieil écrivain aperçoit entre les mains d'un passager de l'autobus le livre qu'il aurait dû et n'a cependant jamais écrit. Un politicien, après avoir discouru, écoute la cassette de son intervention et découvre avoir été enregistré toute sa vie. Dans les vingt nouvelles qui composent ce recueil, le fantastique se faufile imperceptiblement à travers les interstices de la banalité.

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  • " Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l'amour ", écrivait récemment Michel Houellebecq. Le narrateur de Sérotonine approuverait sans réserve. Son récit traverse une France qui piétine ses traditions, banalise ses villes, détruit ses campagnes au bord de la révolte. Il raconte sa vie d'ingénieur agronome, son amitié pour un aristocrate agriculteur (un inoubliable personnage de roman - son double inversé), l'échec des idéaux de leur jeunesse, l'espoir peut-être insensé de retrouver une femme perdue.
    Ce roman sur les ravages d'un monde sans bonté, sans solidarité, aux mutations devenues incontrôlables, est aussi un roman sur le remords et le regret.

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  • « Le monde est fait pour deux catégories de personnes. Les hommes. Les femmes riches. Les autres se retirent sur la pointe des pieds en riant doucement, et en s'excusant. » Elle doit monter une pièce de théâtre. Finir sa thèse.
    Lancer une machine. Régler des comptes ancestraux avec les pères et les patrons. Faire la révolution - tout en changeant la couche de Petit Chose. Au passage, casser la figure à Maman Ourse et tordre le cou à la famille idéale. Réussir les gâteaux d'anniversaire.
    Retrouver la Dame de secours. Croire à nouveau en l'Autre.
    Comme toutes les femmes, la narratrice de ce roman est très occupée.

  • Ne jamais sortir de chez soi en pantoufles avec ses clefs à l'intérieur ! Ou alors être prêt à l'aventure urbaine et sociale. Le héros de cette épopée urbaine va éprouver le pouvoir de ses charentaises et de quelle manière sa vie, pourtant si banale, peut en être changée. Face à ses collègues de travail, sa famille, ses amis, les forces de l'ordre, voire la confrérie des farfelus, il se lance pendant plusieurs jours dans un combat inattendu pour imposer sa si tranquille façon de marcher et de regarder les gens, à hauteur de chaussettes. Ce numéro de funambule s'achèvera devant un spectacle de Guignol, joliment.

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  • J'ai oublié

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    Comme un funambule qui avance, yeux grands ouverts, sur une corde au-dessus du vide, Bulle Ogier parcourt les étapes de sa vie d'enfant, de femme, d'actrice, de mère. Sur un ton qui n'appartient qu'à elle, la protagoniste de tant d'aventures, exerce une sorte de magie : on est avec elle, on est parfois effaré, et toujours touché, ému, bouleversé. Bref, les mystères parfois contradictoires de la vie, mis en langue : ce qu'on appelle, simplement, la littérature.

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  • Le récit, composé en deux parties, raconte l'histoire au Nigéria de Hajiya Binta, une musulmane de cinquante-cinq, et de Reza, l'homme de main d'un politicien corrompu. Veuve d'un mariage sans amour, Binta a quatre enfants et tente de surmonter la mort de son fils Yaro, abattu par la police. Elle vit avec sa petite-fille et élève sa nièce de quinze ans, bouleversée par un massacre perpétré sous ses yeux. Lorsque Binta surprend Reza en pleine effraction chez elle, couteau à la main, son destin s'enlace à celui du jeune dealer. Malgré l'étrangeté de leur attirance réciproque, éclot entre cet homme de main et cette femme de trente ans son aînée une passion illicite, sensuelle et déchirante.
     À travers l'histoire tragique de cette union au parfum de scandale, composée de colères contenues et d'émotions taboues, de couleurs vivaces et d'odeurs éternelles, l'auteur capture l'essence provocante du Nigéria comme peu d'autres romanciers ont osé le faire.

  • Franck a rencontré Emilie il y a huit ans. Il est convaincu qu'elle est la femme de sa vie. Mais la jeune femme, thésarde, connaît une passion sans bornes pour l'écrivain policier Galwin Donnell, mystérieusement disparu en 1985. Elle se rend sur une petite île pour organiser un colloque qui lui est consacré. Franck compte l'y rejoindre et la demander en mariage. Prix Renaudot des lycéens 2015.

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  • Armand

    Emmanuel Bove

    Nous poursuivons après Bécon-les-Bruyères (2009) et Arrestations célèbres (2015) le travail d'édition de l'oeuvre d'Emmanuel Bove sous une forme nouvelle.
    Bove n'a pas encore trente quand en 1927 paraît Armand, son deuxième livre. Il est auréolé du succès de Mes Amis, publié deux ans auparavant. La critique est élogieuse et admirative. On compare le jeune écrivain à Proust et Dostoïevski.
    Armand est dédicacé à »Madame Colette». »Un livre humain, une émotion surhumaine», c'est ainsi que les éditions Émile- Paul annoncent le roman.
    L'atmosphère créée par Bove, avec ses descriptions minutieuses, ses ombres denses et ses lumières surexposées, cette »photographie» si singulière, est proche de l'expressionnisme allemand. »Bove sait peupler, surpeupler ces silences de tout ce qui recouvre le mutisme de ses héros: non seulement les sensations qui les bouleversent, mais ces infinitésimaux effets, ces minuscules échos du monde extérieur, qui, à toute minute s'enchevêtrent avec les réactions de notre esprit ou de notre coeur.»

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  • « À force de vouloir m'abriter en toi, j'ai perdu de vue que c'était toi, l'orage. Que c'est de toi que j'aurais dû vouloir m'abriter.
    Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? ».
    Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d'inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila. Elle aime participer à des manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment et se rendre dans des fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.
    Par-dessus tout, Frida aime Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.

  • En avril-mai 1988, l'affaire de la prise d'otages de la grotte d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, s'est soldée par une intervention militaire et un bilan de 21 morts, dont 19 Kanaks. Parmi eux, Alphonse Dianou, vingt-huit ans, meneur charismatique du FLNKS. Parti enquêter sur ce personnage complexe, Joseph Andras a rencontré, sur un atoll du bout du monde, des citoyens français dont beaucoup rêvent d'indépendance.

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  • Titus a quitté Bérénice. Malgré tout son amour pour elle, il ne peut se résoudre à se séparer de sa femme, Roma. Anéantie par cette rupture, Bérénice va se plonger corps et âme dans la lecture de l'oeuvre de Racine. Fascinée par le don du dramaturge pour écrire la douleur amoureuse, Bérénice se demande comment un homme comme lui a pu écrire une histoire comme ça . Toute la vie de Racine nous est alors contée, de son enfance janséniste dans l'abbaye de Port-Royal au faste de Versailles.
    Prenant comme prétexte de départ la rupture contemporaine de deux protagonistes hautement symboliques, Nathalie Azoulai livre un récit fascinant sur la vie du plus grand dramaturge français. En redonnant vie à Racine, ce sont ses contradictions qui sont mises en lumière, et notamment celle, fondamentale, entre la rigueur religieuse de son éducation et son dévouement absolu pour le roi, son attrait pour le monde. Et, comme fil conducteur, un hommage brillant à la langue française.

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  • L'insomniaque

    Tahar Ben Jelloun

    Grand insomniaque, un scénariste de Tanger découvre que pour enfin bien dormir il lui faut tuer quelqu'un. Sa mère sera sa première victime. Hélas, avec le temps, l'effet s'estompe... Il doit récidiver. Le scénariste se transforme en dormeur à gages. Incognito, il commet des crimes qu'il rêve aussi parfaits qu'au cinéma. Plus sa victime est importante, plus il dort. Et c'est l'escalade. Parviendra-t-il à vaincre définitivement l'insomnie? Rien n'est moins sûr. Une erreur de scénario, et tout peut basculer. Tahar Ben Jelloun nous entraîne dans une quête implacable et troublante, entre rêve et cauchemar éveillé, et livre en filigrane une critique de la société marocaine.

  • Farah, 14 ans, et ses parents ont trouvé refuge dans une communauté libertaire, la « Liberty House », qui rassemble des gens inadaptés au monde extérieur. Farah pense être une fille, mais découvre vite qu'elle n'a pas tous les attributs attendus. Ayant grandi auprès d'une grand-mère naturiste, une mère allergique aux ondes et un père au charisme inexistant, tous trois incapables de l'élever, l'adolescente s'épanouit dans ce drôle de paradis au milieu des arbres et des bêtes. Elle y observe les adultes mettre tant bien que mal en pratique leurs beaux principes : décroissance, antispécisme, naturisme, tolérance, amour libre et pour tous, y compris les disgraciés. Mais cet éden est établi à la frontière franco-italienne, dans une zone blanche sillonnée par les migrants. Et si Farah s'initie à l'amour avec Arcady, le chef spirituel et enchanteur de ce familistère, elle va également découvrir la lâcheté et la trahison, par ceux qui les prêchent, des valeurs auxquelles elle croyait.Un grand roman doux et cruel, à l'humour décapant, sur l'innocence et le monde contemporain.

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